Je viens de faire un bilan cognitif (des tests) avec un médecin neurologue, c’est plutôt positif, si ce n’est qu’il y a un petit soucis de retransmission de l’information. La mémoire est bien là, comme les poissons au fond des mers, mais le filet est nécessaire pour les pécher, et ça ne fonctionne pas à tous les coups. Je dois utiliser des trucs mnémotechniques pour tenter d’améliorer les choses.

J’avais déjà fait un bilan en 2012, c’était déjà plus ou moins la même chose. En pire, il y a eu de l’amélioration.

Cet après midi je dois faire ma seconde et dernière séance d’hypnose avec une psy (chologue), je vais enregistrer la séance, comme la dernière fois. Je réutiliserais ces enregistrements selon les besoins.

J’ai du modelage aussi, j’ai fait deux cendriers avec une sculpture au centre (des visages...!). Il y en un qui est assez réussi (bien malgré moi), que je ramènerais chez moi pour les fumeurs de passage.

Quand j’étais à l’IRM (l’hôpital psy, il y a un ou deux ans), j’avais fait un chat en peinture sur verre, arrivé chez moi un alcoolo de passage a réussi à le briser, pour une fois que j’étais fier de moi, j’étais dégoûté. C’était facile, comme un calque, on recopiait un dessin ou une photo par la transparence du verre. Il faudrait que j’achète du matériel de sculpture et/ou de peinture si je veux m’améliorer… C’est un projet assez vague que, je crois, je ne réaliserais jamais. Une idée de passage je pense. La procrastination m’en empêchera je le crains. Je ne suis pas suffisamment habile de mes mains.

Ceci dit, on n’apprend pas à conduire en trois minutes.

Le médecin addictologue qui me suit devrait passer dans ma chambre après le déjeuner, d’ici une heure trente environ, j’ai des choses à lui dire.

Je ne sais pas trop comment ça se passera pour ma sortie jeudi, j’ignore si ils me donnent le dossier médical ou s’ils le transfèrent directement au CSAPA. Encore une surprise à venir. Il ne se passe pas grand-chose, je m’ennuie, or l’ennui est ma grande et éternelle bataille. Jamais gagnée, constamment d’actualité, depuis mon enfance, bien avant les produits.

Un de mes premiers souvenirs, je m’ennuyais, tout gamin, et j’étais allé voir ma mère pour lui demander si elle n’avait pas une idée d’occupation, elle m’a proposé de faire la vaisselle, ce qui ne m’intéressait aucunement. J’en ai été pour mes frais. Pas de vaisselle et retour à l’ennui. Je devais avoir 7 ou 8 ans.

Un jour, avec cette pure naïveté propre aux enfants, j’ai demandé à ma mère pourquoi elle m’appelait « bijou ». Elle m’a seulement répondu que c’était parce que j’étais son bijou. C’est la seule marque d’affection que j’ai eu et je m’en suis contenté. Pas de mots ou de gestes d’amour ou de tendresse, pas d’histoires le soir (j’ai su lire à 5 ans et dés lors je me suis débrouillé tout seul pour les histoires). Quand j’y repense, je me dis qu’il y a là un grand manque. Un vide qui ne sera jamais comblé. Mes parents m’aimaient, j’en suis convaincu, mais ils ne le montraient pas.

Je suis en train de regarder la saison 5 de Breaking bad, c’est une bonne série US, j’aime bien et ça m’occupe. J’ai presque bouclé la saison, il va falloir trouver autre chose pour employer mon temps…

Avec Kodi, j’ai une multitude de liens en streaming, je ne fais plus du tout de téléchargement, pour rester dans la légalité. C’est une simple habitude à prendre, fini les disques dur gavés jusqu’à la gueule. Comme toujours dans les situations d’hospitalisation au long cours, il y a des petits malins avec des clés USB et une furieuse envie de récupérer tout ce qui est possible, je ne manque pas de sollicitations pour les ordis et même les téléphones portables. Je ne sais pas pourquoi précisément (parce qu’il y a un écran et des touches ?), dés qu’on dit connaître un peu l’informatique il y en a toujours un pour sortir le smartphone, alors que ça n’a qu’un lointain rapport. Ils m’avaient fait le coup, quand je bossais, d’assimiler téléphone et informatique alors que je ne connaissais rien à la téléphonie. C’est comme piloter un avion parce qu’on a le permis de conduire : rien à voir.

U§ne fois rentré, je verrais si je peux trouver un thérapeute pratiquant l’hypnose, ça peut être un bon outils.