Vivement jeudi, que je sorte de cette endroit. Je craque. J’en ai marre. Je travaille du chapeau, alors que chez moi j’étais bien. Le peu de temps ou j’y étais. Bien entendu, je n’aurais ni plus ni moins de craving, peut-être plus que moins, mais je serais chez moi et j’organiserais mon temps comme je l’entendrais. Plus personne chez moi, enfin libre.

Ce n’est ni la prison ni l’hôpital psy ici, les installations et le personnel sont plutôt bien, mais ça n’a rien à voir avec un home sweet home.

Jeudi, je rentrerais vers midi, une heure chez moi, le temps passera vite. Vendredi matin j’irais au CSAPA, idem la journée passera rapidement, quand au week-end… Je ne me projette pas si loin. Je verrais. 24H à la fois. Je fais miens les axiomes des AA, même si le produit diffère. Le mécanisme de dépendance reste le même.

Je crains vraiment pour ma sortie. Mes pulsions font leur grand retour et ça m’angoisse, peur de craquer. Mais bon, il faut bien affronter le réel comme disait l’autre.

Si j’avais une oreille amie, ça m’aiderait peut-être, mais je ne vois personne dans l’immédiat. Écrire soulage un peu, même si ce n’est pas grand-chose. Je vais trouver refuge dans le sommeil le plus tôt possible. Je ne prends qu’un Imovane le soir, je m’endors comme un bébé et je ne suis pas dans le pâté le lendemain matin.

Je dois voir le médecin demain midi, et je lui demanderais si il ne peut pas me prescrire quelque chose pour un ou deux jours. Il y avait un superbe coucher de soleil ce soir, je ne sais pas si la photo lui rend hommage…