Depuis quelques mois, j’ai fait la connaissance de... grrrmph, comment vais je l’appeler ? Disons Lolo, ça n’engage à rien. C’est une femme un peu plus âgée que moi. Elle navigue entre les chambres d’hôtel décrochées par son AS et les dépannages d’amis pour dormir, dépendant donc de leur humeur pour s’organiser. Hier, je lui ai proposé d’habiter chez moi, elle a insisté pour me payer un loyer de 200 €, elle ne vole pas, ne ment pas, est calme, seul point noir, elle consomme des benzos (pas en surdoses, en traitement médical normal), ce qui peut m’occasionner des cravings, mais comme d’un autre coté j’y suis constamment exposé (Nova est sous Valium), ça ne changera pas grand-chose.

Ça a pour autre avantage mes rapports avec mon bailleur, on va se présenter comme un couple, et je pourrais peut-être garder mon appart. Je verrais bien. Mais je pense que c’est une bonne idée. Ca me boostera au quotidien, pour le ménage et la cuisine, et je ne serais pas seul, ce n’est pas bon d’être trop solitaire. Il y a bien le CSAPA, mais ce n’est pas pareil.

Je lui fais confiance, l’avenir me dira si j’ai raison.

Il faut se tenir les coudes, entre personnes « fragiles ». Et proches de la rue (Lolo y est allé, moi pas, j’en suis juste menacé).

Assembler nos forces contre l’adversité.

Ceci dit, je n’en ai pas parlé au CSAPA, je les entends d’ici me dire que c’est une mauvaise idée pour X raisons. Je me méfie d’eux maintenant. Ils ne réalisent pas la pression qu’ils font subir à certains de leurs patients quand ils se mettent tous à chanter la même chanson. Ils font alors du hard métal. Je suis assez grand pour réaliser seul mes propres erreurs et les corriger, et je suis comme certaines mules : je résiste quand on essaie de me pousser.

Mon salaire est enfin tombé, du montant que je m’attendais à recevoir. Je repousse mes achats sur le net au moment ou je toucherais mon rappel et ou mon salaire retrouvera un niveau plus confortable. Je ne sais pas quand. C’est pourtant la grande question.