Je vais m'offrir une table basse à 49 €, ce sera ma seule folle dépense quand j'aurais eu mon salaire.

Je suis très pessimiste quand au montant de ce dernier, je crois que je n'aurais que 700 euros. Ça va partir très vite.

Fleurdatlas a raison : les squatters ne comprennent que la violence, qu'elle soit physique ou verbale. Les virer manu militari, avec certains c'est possible mais pas avec tous. A moins de faire appel à la maréchaussée. Jf est dehors depuis 5 jours il est donc moins présent.

Il va falloir qu'ils s'habituent à cette nouvelle situation, il leur faudra peut-être du temps, mais moi je n'ai pas l'intention de lâcher l'affaire, parfois je relâche la pression, ce qu'il ne faut pas faire, ne jamais baisser sa garde, mais c'est usant.

La date du procès se rapproche (14/05/18) et il faut que je puisse être nickel par rapport à mon voisinage, à mon bailleur et à mon gardien.

Jf s'est pointé chez moi tout à l'heure, il m'annonce que Pp est en GAV, un autre gars est allé au commissariat pour avoir d'autres nouvelles. Encore un sac de nœuds.

Jf n'a rien mangé de la journée (selon ses dires...), je le garde pour le nourrir un peu, puis je le renverrais à son existence. Hors de chez moi.

Quand je raconte ce genre de choses aux divers personnels du CSAPA, j'ai droit à un sermon (Cad, tous les jours en ce moment), sur la nécessité de se protéger des squatters. Je ne peux qu'être d'accord avec eux, sans pour autant m'interdire toute vie sociale.

Mais il est vrai que ça fait du bien de vivre sa vie sans l'oppression permanente qui provient de la simple présence d'autres personnes qui peuvent vous voler, vous tenter, bref, qui constituent une menace.

Quand je me suis dis que mon appart était assez grand pour héberger une ou deux autres personnes, je m'attendais à des personnes « normales », le hic, c'est que les personnes « normales », ça n'existe pas. Il y a toujours des qualités, et bien sur des défauts. Dans le cas présent, les défauts étaient grands et imposants. Je m'en suis vite rendu compte, mais l'incruste était déjà faite.

Un pied dans l'appart et tout est dit. Passons.

En ce moment, sans que je sache pour quelle raison, je fais sans cesse des rêves érotiques. Je pensais que l'andropause était passée par là et que je serais tranquille dorénavant de ce coté là, mais il semblerait que la tuyauterie fonctionne encore et fasse des siennes de temps à autre. Je sais que ça durera quelques nuits puis que la paix reviendra dans cette partie de mon anatomie. Mais c'est perturbant. Le sujet étant largement tabou, je n'ai pas vraiment d'infos sur ce thème. D'infos fiables, veux-je dire. Il se trouve que je ne cadre pas avec ce qui se dit en général sur les rêves érotiques chez les mâles depuis mon adolescence. Je suis clair comme de l'eau de boudin.

Pour être plus direct et parler sans mâcher mes mots, tant que j'avais une activité sexuelle le problème ne se posait pas. Mais depuis mon adolescence je fais des rêves mouillés. Sauf si je donne dans l'onanisme, ce que je ne fais plus depuis plusieurs années. J'avais lu (il y a longtemps) que ce type de rêves se produisaient à l'adolescence puis disparaissaient à l'âge adulte. Disparaissaient, mon Q oui. J'ai connu ça toute ma vie, dés lors que je n'ai pas de partenaire et que je ne donne pas dans l'activité préférée d'Onan, qui donnait sa semence à la terre et fut punit par dieu pour ça, je ne sais même plus de quelle manière. Ca devait être le dieu de l'ancien testament, qui punissait beaucoup, pour des raisons parfois un peu fumeuse. De notre point de vue « moderne ».

Donc, ça fait plusieurs nuits de suite que je donne malgré moi ma semence non pas à la terre mais à mes draps. Ca se produit sans aucune activité manuelle consciente ou inconsciente, je rêve et au summum de ces rêves j'ai un orgasme. La puissance de l'inconscient m'étonnera toujours. Parfois, je reste un ou deux ans sans que ça se produise, mais ce mécanisme s'est toujours manifesté, par phases, depuis mes quatorze ans. Comme quoi il se dit beaucoup de conneries sur ce thème. J'attends encore de trouver un témoignage similaire au mien, ou un début d'explication sur ce sujet, qui ne se dise pas en trois ou quatre mots fumeux. Et contraire à mon expérience. J'ai trouvé des début d'explication