Je pense à Fleurdatlas, à sa situation, à cette douleur qu’est le deuil.

On gagne en profondeur dans la souffrance, et par pudeur (pour la plupart du moins) les gens n’osent pas aborder le sujet.

C’est comme une brûlure : une douleur intense et vive sur le moment, puis sourde, puis avec le temps, ne reste plus qu’une cicatrice qui vous marque à vie, vous change pour toujours. Pendant un temps, on se dit que si on ne bouge plus, qu’on y touche pas, ça ne fera plus mal, mais on finit toujours par bouger et ça fait mal, bon dieu que ça fait mal. Les autres ne comprennent pas, on est dans un espace temps hors de portée d’autrui.

On sait qu’avec le temps ça passera, mais on est dedans et on souffre.

Et puis il y a le manque, l’absence de la personne aimée, l’amour continue mais on ne peut plus l’aborder, comme avant, et l’exprimer.

L’amour est unique et incommunicable, mais le deuil aussi.