Il est midi, je suis debout depuis 7:00, j’ai réveillé JF (je l’ai renommé, vous devriez reconnaître l’individu en question) vers onze heure, il s’est rendormi, j’ai décidé de ne pas me prendre la tête, et de passer un bonne journée, JF ou pas JF. Au calme.

Voilà, 20:30, les petites fourmis de l’appart s’affairent à la vaisselle, à la peinture d’une table, à ne rien faire qu’écrire (et fier de ses activités)…

La fourmi de la vaisselle s’énerve car elle a l’impression d’être la seule à bosser.

Ce qui n’est pas tout à fait faux, question de point de vue.

J’ai retiré bandage et autre hier, la peau de mon avant bras me faisait un mal de chien, j’ai compris pourquoi : toute la peau de l’avant bras est rouge vif, irritée. Je l’ai lavée avec un savon neutre et laissée à l’air libre, là ça va nettement mieux, même si c’est gonflé et encore rouge.

Ça a séché, ça ne coule plus et ne sent plus mauvais. J’avais peur d’une infection massive, mais maintenant ça ressemble plus à une grosse irritation, à vif. Et je n’avais rien pour me soigner. Bien sur…

J’ai reçu un courrier de mon bailleur, il faut que je les appelle demain en priorité. Ça va chauffer pour moi. Je crois, du moins…

Sauf si je réussis à virer JF. C’est lui la fourmi de la peinture.

Vend. : dernier jour de la semaine. Normalement (?!), JF part avec moi tout à l’heure et il ne dormira plus chez moi. Normalement… Je n’ose plus m’engager à ce sujet. Il m’a tellement fait tourner en bourrique… Ca fait plus d’une semaine que je veux le virer, tous les jours c’est la même histoire, je n’arrive pas à m’en débarrasser. Fini les bons sentiments.

Sam. 19:30 : je dis à JF qu’il a 1 heure pour préparer ses affaires et partir.

20:30 : JF n’a pas bougé un cil, il reste là, immobile, à regarder la TV. Ma tension commence à monter.

20:45 : Fini les mots, place à l’action. Je me lève, prend JF par le col et lui redis (assez calmement, mais énervé tout de même) qu’il doit bouger, tout de suite, maintenant. Échange de quelques coups, de rodomontades et autres mâles et viriles affirmations. Pp intervient et nous sépare. JF rentre dans sa « chambre » et commence à préparer ses affaires (essentiellement des sacs plein de DVD) et a le culot de me demander de l’aider. Je le laisse préparer ses affaires, je prends deux sacs et l’accompagne jusqu’à son entrée. Il ne me fera pas voir les lieux mais je m’en fous, je suis heureux, j’ai viré JF.

Dim, je fais la grasse matinée et quand je me lève, que vois-je : JF, devant la TV. C’est pas vrai, c’est un cauchemar ! Pp l’a fait entrer. Je ne m’énerve pas, la journée passe, je suis trop fatigué pour recommencer à le virer. Lendemain : première chose que je fais en me levant : vérifier la présence ou l’absence d’un JF dans la chambre. Il n’y a personne, soulagement.

Erreur, lundi en sortant du CSAPA, qui vois-je ? JF, tout content. Il m’a collé comme une teigne ou comme une tique. Et le revoilà chez moi, scotché devant la TV (qu’il commente!), permission jusqu’à midi, il est 11:15, il faut que je m’énerve de nouveau. Je suis démuni, je n’ai jamais eu à faire avec un tel pot de colle (on dirait un film avec Poelvorde). A sa place je serais mort de honte, mais lui, non aucune honte, il est comme un poisson dans l’eau. Il connaît tout et tout le monde, a du mal à admettre que les voisins m’apprécient et lui non. Il ne comprend même pas pourquoi. Il est jaloux. François a eu un peu le même genre de problème avec le même personnage. Qui braillait son nom depuis la rue, arrivait bourré avec des bières, picolait devant François alors que ce dernier luttait contre son alcoolo-dépendance. Ce n’est pas un ami, c’est un fléau.Qui aime à être connu. Je veux dire que son ego est sans limites. Qui veut la reconnaissance de ses pairs.

.Mardi : ca y est, Pp est parti bosser et je suis seul chez moi. Pas de JF à l’horizon. Pas de CSAPA, juste des papiers à faire. Le bonheur. Ou presque.