Je suis passé au CSAPA mercredi matin, vu le psy Olivier et le médecin le Dr Spock (je ne donnerais pas son vrai nom, histoire de préserver le secret médical… Auquel je n'ai nul besoin d'obéir).

Rien de particulier, sinon que le médecin à remis sur le tapis l'idée d'une cure au long cours, avec sevrage de la metha, persuadée que l'idée provenait du médecin de l'institut. Ils se repassent tous la balle, ce serait plus comique que tragique, surtout si ça concernait un autre que moi. Ils trouvent tous que c'est une très bonne idée, moi je trouve que c'est à chier. Si je les écoute j'en serais à ma troisième cure de suite. Faudrait qu'ils se renouvellent un peu. Tant que ce n'est pas eux qui sont concernés c'est une bonne idée. On peut dire ça comme ça.

Bref, moi je reste accroché de toutes mes forces à la cure ambulatoire. J'en ai vraiment marre d'être de la viande à cure, infantilisé, cocooné, règlementisé, interdit de prendre trop d'initiatives, sans liberté en résumé. Je pense que ce serait une bonne solution si ils m'écoutaient, ce qui n'est pas le cas.

Ca a été un vrai soulagement de pouvoir rentrer chez moi, de pouvoir faire (à peu près) ce que je voulais quand je le voulais. Sauf me défoncer. Avec un bémol.

Le seul hic, c'est que Stéphane passe chez moi pratiquement tous les jours. Il fume (ce qui m'est égal) et picole (idem sauf pour son haleine, qui me dérange).

On ne peut pas tout avoir…

Mais bon, j'aimerais avoir un peu plus souvent des jours sans le voir. Ca me ferait de l'oxygène.

Mon père est passé hier, lui a ressorti une vieille idée : la curatelle. Je sais que c'est parce qu'il s'inquiète pour moi après son « départ » comme il dit, vu qu'il a 85 ans. Il ne s'est pas vraiment renseigné, j'en sais plus que lui. Je lui ai expliqué les différence entre curatelle, curatelle renforcée et tutelle. Du moins contraignant au plus astreignant.