Je m’emmerde.

Je traverse des périodes d’insomnie, mais en ce moment ce serait plutôt de l’hypersomnie. Ce n’est pas régulier du tout. Je me réfugie dans le sommeil.

Je n’ai aucune inspiration, panne sèche de l’écrivain devant sa page blanche .

Je ne me défonce pas (pas depuis quelques semaines). C’est le calme plat.

Le matin mes chattes me réveillent vers 8h00-8h30, puis je vais au CSAPA, d’où je reviens vers 10h00. Le reste de la journée, je n’ai rien de particulier à faire. Je regarde des séries et des films en streaming, ça occupe. J’essaie au maximum de rester occupé, ça évite les cogitations et les cravings. Quoique ce soit assez calme de ce point de vue ces derniers jours. Pourvu que ça dure.

N à l’air de bien s’être enroulée dans les benzo, elle me sollicite constamment pour en avoir, ce qui commence à me fatiguer. Rendre service une fois, ok, mais toutes les semaines ou toutes les 2 semaines, ça lasse. Elle ne veut pas sortir de chez elle. Donc c’est à moi de me déplacer. Sans parler de la tentation que ça représente pour moi.

J’ai une infection à une dent et je jongle entre le doliprane et les antibiotiques pour dormir en paix. La douleur a quitté ma dent, mais je ne pense pas que l’infection soit guérie. C’est ma joue et mon oreille qui sont douloureuses maintenant. La dentiste que j’ai vue ne savait pas trop si elle arracherait les racines dans son cabinet ou en hôpital. Je préférerais le cabinet, j’ai beaucoup de mauvaises expériences en hôpital. OD, coma et j’en passe. Fut un temps, j’ai bien abusé, faisant peur à tout le CSAPA pour « mise en danger ». Les mélanges métha / benzo sont particulièrement détonants.

J’ai l’impression que ça remonte à Mathusalem.

J’ai le sentiment qu’il ne se passe rien dans ma vie, que tout est monotone, alors que j’ai fait un certain nombre de démarches importantes, mais ca fait 3 mois que je n’ai plus de salaire et je suis bloqué de ce point de vue. Je ne sais toujours pas quand j’aurais du fric. Faut que je me démène pour avoir des infos à ce sujet avant qu’on ne me coupe mon mobile. Demain, probablement.

J’ai le blues.