J’ai le blues en ce moment, tout part en vrille faites tourner rien ne va plus.

Aucunes nouvelles du boulot, faut que je m’en occupe avant d’être dépassé par les événements. Il y a un comité qui siège en Novembre, et Novembre c’est maintenant. Le soucis, c’est que je n’ai plus de téléphone (ni fixe ni smartphone), un internet limité (comprendre tellement lent que c’est inutilisable).Pas d’argent pour régler internet d’où l’internet limité.

Je n’ai pas de portable pour faire modem, ni de tv il ne me reste que ce vieux PC dont j’attends la fin avec l’espoir qu’il tienne encore un peu.

Je peux essayer de faire jouer l’assurance de mon portable volé (ce n’est pas une magouille, il a vraiment été volé) Je paie une assurance, autant qu’elle me serve à quelque chose.

 

Au csapa, ils m’ont passé à la moulinette parce que le jeudi précédent j’étais venu au Csapa défoncé aux benzo à 17h00, heure de fin de journée, ce que je n’avais pas réalisé sur le moment.Ils avaient insisté pour que j’aille à l’hôpital et j’avais refusé, ce dont ils n’ont pas grande habitude. Ils sont médecins, plus près de dieu que nous autres pauvres mortels ;Ils ont bien insisté pourtant. Mais je n’avais jamais aimé me faire attacher à un lit. Qu’elle goutte à sa propre médecine.

Je pense qu’ils me l’ont fait payé en faisant cette « réunion » qui avait tout d’un tribunal. Je pense que le médecin veut me voir partir et j’envisage très sérieusement d’aller chez un médecin en ville. Celui qui est mon médecin actuel est très bien, je vais lui demander s’il serait toujours d’accord pour me prescrire de la metha. S’il accepte, banco, j’y vais.

Une infirmière m’a dit, horrifiée et stupéfiée : « comment ? Mais vous aimez les benzo ? »Bien entendu j’aime les benzo, j’aimais l’héro mais je ne voulais pas en crever. Chez tous les toxicos il y a cette antinomie, cette relation amour/haine avec le produit. J’aurais voulu mieux lui expliquer mais une autre personne à balancé son scud et la danse à continuée, avec force écrasement d’orteils (les miens).

C’est comme l’amour : ce n’est pas merveilleux tout le temps, il y a des haut et des bas. Des moment ou l’autre vous énerve, jusqu’à la haine parfois.

Le courant ne passe pas avec ce médecin du CSAPA. La première fois que je l’ai vue, elle compulsait mon dossier, alors que j’étais là, en face d’elle, à 1 mètre. Mais non, elle ne m’a posé aucune question, pas une. C’est quoi franchement ce médecin qui évalue ses patients sur dossier et sans communiquer avec celui-ci qui lui fait face ? Et elle ne l’a pas fait qu’une fois, mais trois, après elle a commencé à parler un peu. Je crois que je ne suis pas le seul à être dans cet état d’esprit.

Ce qui m’ennuie, c’est qu’il y a des gens vraiment bien au CSAPA, je passerais les voir de temps en temps. Ils sont a 20mn de chez moi.

L’autre jour l’interphone sonne, c’était nova. Vu que c’est lui mon voleur de téléphone, je ne lui ai pas ouvert, il était très énervé (un de mes voisins qui passait par là me l’a raconté, ca l’a bien fait rigoler d’ailleurs). Il a fini par passer la porte magnétique, je l’ai entendu dans l’escalier, il voulait me voler et se venger (de quoi ? De l’avoir accueilli chez moi ? De l’avoir nourri quand sa mère l’a fichu dehors (je sais pourquoi maintenant).Il y a des animaux qui cherchent la caresse quand on leur tend la main, et d’autre qui mordent. Nova fait partie de la seconde partie. Mais je ne tendrais plus la main, j’ai eu ma dose.

Je suis étranger à ce comportement qui consiste à confondre amour (ou amitié) à tout ce qui est matériel et financier, Je t’aime, donne moi 100 euros. Si tu ne me donnes pas 200 euros je ne ferais plus l’amour avec toi. Valentina était comme ça, il y a vraiment des gens infréquentables qui ont fait un passage à l’institut. Dont moi, arf.

On devrait avoir comme dans certains antivirus un « malveillants detectés ».Il n’y a plus qu’à les éradiquer. Allez Mr Propre, au boulot !

Hier soir j’ai essayé de téléphoner à mon père, avec le portable d’un voisin présent, mon père à carrément refusé de me dépanner de 50€, j’avais honte que le voisin ai vu ça. Mais aujourd’hui, sonnerie d’interphone, c’était mon père qui venait pour faire des courses histoire que je ne meure pas de faim. Il s’est donc bien démerdé. Mais il s’est mis lui aussi dans la tête que je devais me mettre en curatelle. Il faut que je vérifie, mais la curatelle simple n’est pas trop contraignante, contrairement à la curatelle renforcée et surtout à la tutelle. La tutelle est pour les gens n’ayant plus leurs moyens intellectuels, ou très âgés etc. Ils sont 5 ou 6 à vouloir me faire faire ci ou ça, il n’y a plus qu’à choisir. Et moi, on me le demande mon avis , Que nenni.Quand j’entends toutes les conneries que je dois ouïr alors que tout ce que je veux c’est baisser et arrêter la metha. Je ne demande pas grand-chose bordel. Mais même ça, je ne peux pas le faire seul, il faut un médecin et tout un contexte de soins. Je comprends pourquoi, les dérives possibles sont nombreuses. Mais rien de tout ce binz n’empêche une rechute : quand ça doit arriver, ça arrive point barre.

Petite histoire datant de ce week-end : au CSAPA ils me donnent la journée de jeudi à prendre devant eux (c’est tout juste su ils ne font pas une fouille au corps) et ils me donnent 3 cachets de metha de 40mg pour le week-end et le jour férié.Le samedi matin, je cherche ma metha pour prendre mon comprimé du jour : rien, rien de rien, pas de metha à l’endroit ou je la met habituellement. Le CSAPA est fermé, aucun espoir de ce coté. Je n’avais plus de thune si l’envie m’avait pris de chercher dans la rue (ce qui m’étonnerait fort, plus ça va plus j’ai en horreur de la rue, de ses sois-disant « loi », qui n’est qu’une grosse éponge pour aspirer le fric des petits. Bref)

Restait l’option « N » qui m’aurait dépanné mais ça m’emmerdait de me taper 2 h de transport en commun juste à cause d’une connerie de ma part. (je ne sais toujours pas ce qui s’est passé : j’ai pu prendre 2 gélules d’un coup, ou les chats ont pu jouer avec (celle là m’étonnerait beaucoup) Ou en prendre une, ne plus y penser et en reprendre une, bref, tout est possible, tout est réalisable, c’est le jeu de la vie.

Donc, samedi pas terrible mais comme la métha à une demi-vie très longue, le manque ne vient que lentement. Dimanche plus dur mais encore supportable et lundi, miracle, je retrouve une gélule dans un tiroir.Fin du manque, mais ça m’a fait réfléchir, pendant deux jours je n’ai rien pris et à part une certaine gêne (ou une gêne certaine?) Du coup,la je suis passé de 40 à 20 depuis lundi ou mardi, sais plus. Je suis un peu courbaturé, mais pas plus que si j’avais couru un peu ou repris le sport après un long arrêt. Je vais essayer de continuer ça et faire peut-être comme Nath qui a prit moins que ce qui lui était prescrit. Elle a arreté toute seule en se contituant un stock auquel elle a eu la sagesse de ne pas toucher. J’en avais un gros carton moi aussi, jusqu’au jour ou je me suis dit « tiens, et si j’en prenais un peu pour voir ? Fin des haricot, Berezina, tragédie grecque. Avec un peu de pathos comme cerise sur un gateau.

Le truc, me concernant pour me procurer la metha, c’est de ne pas se faire griller par une infirmière, comme cette fois ou une infirmière me voit mettre la gelule sur le coté de ma joue, elle y a cru (les tox doivent avoir un dieu eux aussi) quand je lui ai dis que j’aimais le goût (alors que c’est parfaitement dégueulasse). Suite à ce coup de chaud, elle me surveille un (tout petit)peu moins. Mais j’ai une technique qui doit ressembler à celle des hospitalisés ou des prisons et que j’ai bien rodé avec le temps. Mais je ne compte pas faire de stock, chat échaudé...Soit je les redonnerais au CSAPA ou dans une pharmacie, mais pas à un clampin qui risque d’y rester par méconnaissance. C’est arrivé un jour il y a un an environ que je ramène une boite au csapa, sois-disant perdue (en fait si, encore une boite qui à disparue) et que j’ai redonné au CSAPA à ma prescription suivante. Ca a bien emmerdé l’infirmière qui ne savait pas comment faire pour intégrer cette metha dans leurs stock, qui est comptabilisé chaque soir. Si j’avais su ça avant, je ne l’aurais jamais redonnée, parce que ils s’en foutent, tant qu’ils ont leur stock intact tout va bien.

Voilà, toutes ces salades pour dire que je suis à 20 mg au lieu de 40 avant, et j’en suis vraiment content. En baissant, j’ai l’impression de faire quelque chose de bien, de constructif. Synthèse, antithèse, diocèse. Euh, non, épilogue quoi.