Je suis fatigué en ce moment. Qu'est-ce que ce sera cet hiver !

J'ai baissé la meta de 10 mg, passant de 60 à 50 mg. Ma fatigue vient peut-être de là.

Ca m'occupe l'esprit…

Je dérisionne. Je viens d'inventer ce verbe, ce n'est pas une faute de frappe.

Bref. Je me moque. De moi, pour commencer, c'est une saine médecine. De tout le reste, enfin, ça a le mérite d'exister, je me moque donc je suis. Rigolo ergo sum.

Pour en revenir à la metha, je suis resté 9 semaines à 60 mg, pour prendre mon temps j'ai pris mon temps. Ce n'est pas une fin en soi, ceci dit.

Cela étant, j'ai fait un petit planning en faisant des paliers de 15 à 60 jours (un mois en moyenne), ça devrait m'amener au sevrage entre mi 2016 et fin 2016. C'est complètement irréaliste de faire ça, vu que ces périodes de temps sont éminemment soumises à l'imprécision, car on ne sait jamais à l'avance combien de temps fera chaque palier. C'est imparable quand on baisse au feeling. Mais je me risque à le faire, plus « pour voir » qu'autre chose. Et puis, ça me stimule et ça me motive, aussi curieux que ça paraisse.

Tout ce qui me motive est bon à prendre pour moi. Si je me rendais compte que poivrer mes yaourts me motivait, je m'y mettrais aussitôt. C'est absurde, je sais, mais ça a le mérite d'illustrer mon propos.

Heureusement pour moi et mon appétit des yaourts, point n'est besoin de les poivrer.

Au pire, un peu de sucre pour les natures, mais je n'irais pas plus loin.

J'ai récupéré un chaton, trois mois, marron foncé presque noir, chat européen. C'est génial à cet âge là. Pataud, joueur, ça court partout dans tous les sens, le seul hic c'est ma chatte plus âgée qui ne supporte pas trop qu'on empiète sur son territoire. Elle feule, grogne, j'espère que je ne vais pas retrouver le chaton égorgé ce soir. Cette chatte (Misti, la grande, j'ai d'abord appelé le chaton « ombre » vu qu'elle est presque noire, et pour finir ce sera « crapule » car c'en est une, et que ça me vient naturellement) a la trouille des humains et ne supporte pas les autres chats avec lesquels elle se bat, mais le chaton est vraiment petit pour se battre, j'espère que la situation va être moins tendue dans quelque temps. (écrit 2 jours plus tard : Crapule est une dominante, elle grogne 2 fois plus et 2 fois plus fort que Misti, qui en reste pantois. Donc pas de soucis à avoir pour la santé de Crapule)

Le gars qui m'a donné le chaton en a eu 7 d'un coup, il est débordé, les petits commencent seulement à faire leur nuit, sinon ils se battent, jouent, font du bordel toute la nuit. Il était content de trouver une personne qui en prenne un. Ils sont tous battis sur le même modèle, tout noir. Il y en a une qui est reconnaissable car avec un poil plus long, sinon c'est des clones. Leur mère ne leur ressemble pas, gris bleue et toute en finesse, on se demande comment elle a fait pour accoucher de 7 petits.

J'ai pris une femelle, comme Misti en est une ça m'évitera de me retrouver avec des chatons à la pelle. Ce n'est pas nécessaire de les stériliser vu qu'ils ne sortent pas de mon appartement.

Je leur ferais faire l'opération si jamais elle n'était pas propre, parfois ça débloque la situation de l'hygiène. Ombre a déjà repéré la litière, j'espère que c'est pour s'en servir…

Elle a bien repéré les gamelles aussi, picorant sans complexe dans la gamelle de Misti. Ce n'est pas vraiment gênant étant donné que 50 % de la pattée de Misti allait à la poubelle, elle adore la sauce mais pas les boulettes. A deux elles devraient nettoyer la bouffe.

En résumé, il y a de la vie chez moi, et ça me fait vraiment plaisir d'avoir cette petite boule de poil. Cette nuit elle s'est installée contre mon cou pour dormir, mignon tout plein. Je ne l'ai pas senti s'installer, je me suis aperçu de sa présence le matin quand le réveil à sonné. Discrète la bestiole.

Outre le chat, j'ai accueilli un copain qui s'était retrouvé à la rue, Stéphane. Il habitait avec sa sœur jusque là, mais sans que je sache précisément ce qui s'est passé il s'est retrouvé à dormir dehors suite à une embrouille familiale. Comme j'ai un 4 pièces pour moi tout seul je l'ai invité à venir dormir chez moi le temps qu'il trouve une solution. C'est vraiment du provisoire, mais je n'avais pas le cœur à le laisser à la rue à dormir par terre. Donc il y a beaucoup de vie chez moi actuellement. Stéphane bosse le matin jusqu'à 14H00 environ, ensuite il part se balader et voir du monde, rentrant tard le soir (ou tôt le matin), ce qui fait que je ne le vois que le matin, vu qu'on a les mêmes horaires ou presque pour aller travailler.

Donc je le vois peu, et peu de dérangement. Sous locataire idéal, pour l'instant en tous cas. Ceci dit, c'est la troisième nuit qu'il passe chez moi, on a pas eu le temps de s'embrouiller. En espérant que ça n'arrive pas, mais Stéphane est gentil et respectueux, ça devrait aller.

Je vais finir par avoir un gîte pour nécessiteux.

Il y a Nath qui est en attente de se faire virer de son logement faute de paiement du loyer et que j'ai accepté de prendre chez moi. Ça fait longtemps que c'est accepté, elle continue de payer son loyer donc ce n'est pas pour demain. Mais au cas où, je la prends chez moi. Si ça se produit Stéphane pourrait bien avoir à chercher rapidement une autre solution. Mais j'ai de quoi les loger tous les deux, pas d'angoisse. Je ne sais pas pourquoi, Stéphane comme Nova avant lui préfère le canapé au lit qui se trouve dans la chambre. Ce serait plus confortable, mais non, canapé. Pas la peine d'essayer de comprendre. Faut dire qu'il y a du bordel dans la chambre, mais ça n'empêche pas de dormir. Stéphane n'a même pas voulu d'une couverture, pas peur de déranger je crois. C'est un peu ridicule, mais bon… Tant que ça ne tue pas…

A propos de tuer, Stéphane fume et boit, mais ça ne me dérange pas, je ne suis pas tenté. Si je devais l'être je gérerais ça au moment ou ça arrivera, mais pour l'instant ça va. Et puis il fait ça sans partir dans des délires alcoolisés et chiant, c'est supportable. En outre il boit peu quand il est avec moi, jusqu'à présent en tout cas. Sans compter qu'il fait ça le soir, et il est dehors à ce moment là. Je ne le vois pas. C'est peut-être d'ailleurs pour ça qu'il passe autant de temps dehors, il sait que j'ai des réserves par rapport à l'alcool. En fait, pour moi c'est une question de comportement plutôt que de produit. Je me moque qu'il boive une bière au lieu de six, son attitude est décisive pour moi.

C'est vrai aussi que de voir quelqu'un une bière à la main toute une soirée et refusant tout autre liquide peut être gênant. Moi ça fait longtemps que je suis à l'eau et en général je propose à mes visiteurs de l'eau, un soda ou un café à boire. J'ai tendance à proposer, et quand on me dit non pour cause d'alcoolo dépendance je me dis « ah oui, c'est vrai, c'est comme ça » car j'oublie que j'en étais il n'y a pas si longtemps. Bientôt 5 ans. Ma mémoire me rappelle quelle esclavagiste est la fée alcool. Elle vous transforme en pantin qu'elle modèle à sa guise. Dépendance.

Stéphane à la trentaine, et déjà il a des soucis de mémoire, il transpire comme un bœuf au moindre effort (ça transpire un bœuf au fait?) et se répète pas mal, tous troubles liés à l'alcool. Qu'est ce que ce sera si il ne réagit pas à la cinquantaine ? Moi je suis descendu du train éthylo à 45 ans, marqué sur certains points et moins sur d'autres, peut-être faut-il se perdre un minimum pour trouver la force de réagir ? Je ne sais pas, je sais avoir connu des gens jeunes qui réagissaient (25-30 ans) et d'autres qui essayaient de descendre du train à 60 ans passés, et plus on attend plus c'est difficile. Avec le temps le corps est de plus en plus marqué et idem du mental. J'ai échappé aux symptômes physiques dans une large mesure, quand au mental c'est une autre histoire. Je fais avec, bien obligé.

On n'a d'autre choix que de s'accepter, quel que soit le prix à payer.

Ils sont aisément reconnaissables ceux qui ne parviennent pas à renoncer à la dépendance et à en faire le deuil, le visage, la démarche, les tremblements, l'haleine, la transpiration et j'en passe. Pour moi c'est aisément reconnaissable, j'en dépiste les signes malgré moi. Ça déclenche un gros « TILT » dans ma tête (l'haleine par exemple est vraiment désagréable et me saute à la gorge à la première alerte). C'est comme les veines : 25 ans après avoir arrêté les injections, je ne peux m’empêcher de regarder les veines chez les gens, si elles sont grosses ou fines. Ça m'est resté, sans que je sache pourquoi. Alors que mon dernier craving d'héro date de plusieurs années. La peur de ce qui est associé à l'héro est toujours là, j'ai remarqué la même chose chez Paco, quand à Nath je ne lui ai pas demandé, je ne sais donc pas.

Il en va de même des seringues, des aiguilles, et autres poudres blanches, tout ça a un écho particulier chez moi. Parfois les événements se liguent contre moi dans ces rappels d'un passé trouble. Pour doser la métha sirop, j'ai eu recours a des seringues (sans aiguilles), ça m'a pas mal perturbé au début, puis je me suis habitué. Je passe à la métha gélules : c'est une poudre blanche, pas le bonheur à doser, même gène au début que la métha sirop. Goût dégueulasse, comme le sirop. Décidément, ça me suit partout… Quand aux aiguilles, même pas la peine de développer.

J'y suis moins exposé qu'avec le reste. Heureusement.

C'est une fatigue mentale sournoise qui me guette. Je veux dire que je n'aurais pas de rechute pour avoir fait un dosage de poudre blanche ou utilisé une seringue (je m'en sers aussi pour mes cigarettes électronique), mais ça grignote petit à petit mes résistances et me rend plus fragile suite à un usage répété, une banalisation de gestes et de produits là ou auparavant se trouvait une grande pancarte « PAS TOUCHE ! ».

Il faut composer pour vivre, l'intransigeance est une voie fermée, sans issue. Utile un temps, mais les temps changent, les interdits aussi.

Adaptation est la voie maîtresse aujourd'hui.

La substitution en est l'illustration, et la politique du tout ou rien à vécu et continue à vivre chez certains de la vieille école, ou qui n'ont retenu qu'une partie du message.

L'alcool aussi subit des changements. On tente une approche moins stricte, comme apprendre à consommer avec modération au lieu d'un arrêt complet plus dur à atteindre. Parfois impossible à mettre en route. La vison anglo saxonne, dont on subit l'influence, est de ce tonneau. Une ou deux bières au lieu de six ou huit, c'est un progrès notable. Il ne faut pas condamner cette approche à priori, par une vision obtuse et vieillotte, que certains continuent de revendiquer sous prétexte qu'elle a marché pour quelques uns. Les résistances des vieux discours englobent la désensibilisation (apprentissage d'une consommation mieux gérée), le baclofène (nouveaux médicaments souvent diabolisés dés leur sortie sinon avant celle-ci), l'esprit de clocher (telle association vaut mieux que telle autre), en bref les écueils ne manquent pas pour le dépendant en recherche d'aide. Dans pratiquement tous les domaines il y a des arrangements à faire. Vivre, c'est évoluer, la dépendance se suffit à elle-même et donc ne tolère pas les arrangements. La dépendance c'est la stagnation, les habitudes.

Les changements ne font pas bon ménage avec la dépendance. Ils marquent un scénario écrits par d'autres et déjà vécu, mais leur expérience n'est pas de celles qui se transmettent.

Ça aurait même tendance à fasciner, attirer et aliéner ceux qui s'y essaient.

Pour moi, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Même si quelques prodigieux esprits parviennent à faire jeter le bébé et garder précieusement l'eau du bain, faisant tout de travers. Ceux-là prennent une sérieuse avance en direction de la stagnation ultime, la fin de soi, la mort.

Ca me fait penser à Khalil, un mec qui a la cinquantaine, qui a le foi complètement niqué cirhhose, cancer ( ? difficile à dire, ça change selon les jours, le personnage n'est pas très fiable oralement) ce qui met son pronostique vital en zone rouge, mais ne l'empêche pas à boire chaque fois que c'est possible. Un vrai suicide lent. Lui, il est dans le déni complet, prétextant que la bière c'est du houblon donc naturel, donc bon. Cette histoire du « bon naturel » m'a bien fait rigoler au fil des années, le chit c'est de l'herbe, donc naturel donc bon. Si on va par là, l'héro vient de l'opium, une plante donc bon, et la merde c'est naturel donc ?

Bref, tout ce qui est naturel n'est pas bon, inversement et vice versa et réciproquement. Je ne sais pas si je l'ai assez dit ?

Dimanche j'étais à une réunion de famille, un grand classique, tout le monde il est gentil et tout va bien dans le meilleur des mondes. J'ai pu voir mes petits neveux et nièces, de beaux bébés mignons tout plein qui font gagater et délirer ceux qui les approchent, grands parents les premiers. Ce qui fait que mon père est arrière grand-père trois fois. Pourvu qu'il y en ai d'autres.

Un de mes neveux doit passer son examen de médecin fin septembre, il se perfectionne mais à le droit d'exercer dés qu'il aura eu sa thèse. Elle porte sur un médicament donné aux personnes ayant la maladie de Krohn. Et non, il n'est pas sponsorisé par un laboratoire. Il sera pointu à la fin de son cursus, ayant d'ores et déjà fait la preuve de ses qualités en étant sélectionné pour son perfectionnement, élitiste, mais bon… Il est à l'hôpital de Lilles. Il a présenté sa copine à la famille pour la première fois ce week end, elle n'a pas été crucifiée, il faut garder espoir. Ne faites pas trop attention à mon cynisme, c'est une défense.

Sa copine à l'air intelligente, gentille et sociable, elle à présenté sa thèse en Juin et est donc médecin elle aussi. Un couple de médecin donc.

Sa sœur, mon autre nièce, étant Avocat, ça fait une belle descendance de « bourgeois » (sans à priori). Parmi mes neveux et nièces, ça donne : un médecin, une avocate, un prof d'université, un vendeur à Truffaut (animaux), un informaticien (développe chez canal +) et une formatrice en informatique. Que du beau monde. Mais la génération précédente n'était pas mal non plus. Je ne vais pas dresser un arbre généalogique de ma famille je vous rassure. Ca m'ennuie au plus haut point chez les autres, je vais éviter de le faire à mon tour, ce serait un comble et une contradiction.

Je mets ça au même niveau que les vacances en diapositives. Ou en film (mon père en est le spécialiste, en plus il fait prendre la pause à ses « victimes », est très long à filmer, c'est décourageant sur le moment et au visionnage).

Il en faisait autant avec son appareil photo, qu'il a délaissé au profit de la caméra.

C'est chiant au possible, mais ça fait des souvenirs de leurs voyages à son amie et à lui.

J'ai découvert un site sympa et peu cher pour les cigarettes électroniques, « lepetitvapoteur », moins de choix que sur « Taklope » mais presque autant, à des prix plus abordable. Sur une facture de 150 euros j'avais la même à 130 euros, presque 20 % moins cher.

Je sens que je vais devenir un fidèle du site. Ca me fait un magasin sur Versailles plus deux sites internet, j'ai du choix…

Il me semble quj'il y a un second magasin de cigarettes électroniques sur Versailles, mais je ne sais pas où, il faudrait que je recherche ça. Ils doivent avoir ça sur les pages jaunes, ou sur google.

Les magasins dépendent de leur fournisseur, ils ne peuvent pas tout avoir dans ce qu'ils vendent. Ils ont accès à telle et telle marque mais pas à telle autre.

Buisness is bizness. Et toutes ces sortes de choses.

C'est intéressant d'avoir ce genre d'adresse en cas d'urgence : plus de parfum, batterie en rade ou autre problème invalidant. Un magasin évite d'avoir à attendre deux ou trois jours le courrier suite à une commande. Mais il vaut mieux prévoir avec les ecig.

De ce point de vue, c'est comme avec les cigarettes, si on en a pas le matin, on est obligé de taxer ou de prendre son mal en patience.

Moi je prévoyais et il ne m'est arrivé que rarement d'être en rade. Il fallait vraiment que les événements m'y obligent, genre hospitalisation en urgence (ça m'est arrivé une fois, j'ai passé 15 jours sans fumer, un exploit que je n'ai réalisé qu'une fois, obligé par la situation,).En fait mon arrêt de la cigarette s'est fait tout seul ou presque et je n'ai eu qu'un effort minime à faire. De mon point de vue, je fume toujours, c'est la cigarette électronique au lieu d'une clope normale c'est tout.