J'ai commencé un post, et j'ai tout perdu suite à un plantage. C'est la première fois que ça m'arrive avec windows 8,1, qui est stable depuis que je l'ai soit deux mois environ. Gourmand, mais stable. Bref, ça énerve.

Je me souviens de ce que je racontais : j'ai amené mon pc perso au travail avec l'intention de connecter mon PC à mon smartphone pour surfer, mais le PC n'a jamais voulu établir une connexion. Je l'avais déjà fait mais là ça n'a pas fonctionné.

Par contre, sans que je demande rien, ni nom d'utilisateur ni mot de passe, ma machine s'est connectée au serveur local et à internet d'elle même. Sécurité minimale, et c'est moi qu'on cloue au pilori ! Je les aurais bien aidé à améliorer leur réseau s'ils m'avaient posé la question. Là c'est en-dessous de tout ! Je suis sagement resté en local.

Passons.

Je me suis réveillé à 5h00 à peu près, je n'ai pas pu me rendormir, et j'ai bidouillé sur mon PC. Au-delà d'un certain nombre de logiciels installés, il se met à ramer et c'est vraiment désagréable. Entre les applis pré-installées et les softwares dont j'ai besoin, je dois me restreindre au minimum nécessaire pour avoir un PC convenable. Et j'ai bien pensé à racheter de la RAM, seulement j'ai un antimalware nommé YAC qui me dit quelle partie de la RAM est utilisée, et c'est rare qu'il dépasse les 75 %, par contre le processeur est à bloc j'en déduis qu'il n'y a pas surcharge de la RAM en l'état. Si j'ai un mois plus aisé que les autres, je rachèterais de la RAM, mais ce n'est pas une obligation absolue question fonctionnement. Dans l'immédiat, mes sous seront dédiés à la nourriture.

Je tiens toujours mes 80mg de méta, depuis le 21/05/15 (j'ai un petit agenda dans lequel je note ce que je prends avec les dates, ça m'aide), physiquement ça va mais psychologiquement je suis sur le fil, j'ai envie de monter, envie qui ne se base sur rien de précis. Ça peut signifier que je suis sous dosé et que mon inconscient le sait mieux que mon « moi » ou mon « surmoi », mais je crois qu'avec un peu de temps ça rentrera dans l'ordre. Mon petit sacripant d'inconscient attend avec impatience de trouver des repères solides, dans l'immédiat je patauge un peu.

Pour ma baisse suivante, je tenterais 20mg jusqu'à 40, puis 10 jusqu'à 20mg, puis 5mg, puis je verrais si j'essaie d’arrêter complètement ou si je me contente dune posologie de faible consommation.

Je m'obstine à faire des projets qui sont tous contrariés, mais j'en ai besoin, ça me travaille.

Je fais peut-être partie de ceux qui doivent envisager la metha à vie. Ce n'est pas facile à admettre en tous cas. J'ai connu des méthadonnés qui devaient vivre avec une vingtaine de milligrammes pour éviter des tentations et gérer des risques de rechutes. Il n'y a pas d'effets secondaires difficiles, le seul truc c'est qu'on doit prendre sa metha tous les jours si possible à heure fixe, pour ne pas être en manque. Pour le reste, c'est une vie normale. C'est peut-être moins contraignant qu'un diabète insulino-dépendant. De mon point de vue, c'est du même ordre. Le hic, pour des personnes lambda, c'est qu'ils perçoivent ça comme une dépendance limite illicite. Tant pis pour eux, ce n'est pas moi qui redessinerais le tableau pour ces incultes intolérants.

J'ai connu une femme qui n'avait jamais pris de drogue, pas le moindre pétard, et elle avait une vie normale (ça existe ça?), mais elle avait développé une dépendance au doliprane codéine et s'y était accroché. Elle avait pris un TSO (traitement de substitution aux opiacés) et baissé tranquillement. La dernière fois que je l'ai croisé elle était à 5mg/jours et heureuse de l'être, et envisageait le 0mg avec une certaine impatience. Dans son cas, l'arrêt complet est tout à fait possible. En tous cas, ce qu'elle a fait était courageux. Ça a eut des conséquences surprenantes, comme la fin de son couple (après une trentaine d'années de mariage). L'arrêt d'une dépendance et les changements de comportement qu'elles induisent ne sont pas à prendre à la légère. Moi je ne risque pas de briser mon mariage, il n'y en a pas. Personne à contrarier, et c'est tant mieux.

Je finirais en vieux célibataire perclus de mauvaises habitudes et de sales manies, comme les vieux mâles éléphants que tout le monde évite à cause de leur mauvais caractère. Enfin, nova m'a fait des compliments sur ma personnalité l'autre jour, disant que j'étais gentil, agréable et généreux (ça l'arrange), ça fait du bien à l’ego, même si ça ne remplace pas une femme.

A mon boulot, ils sont complètement paranoïaques. Le commandant à demandé à ma balance préférée (mon cher collègue) si je n'amenais pas un « boitier » ou un câble pour me connecter à Internet malgré son interdiction de le faire. Un boîtier magique qui n'a pas besoin de filaire ou de wifi pour se connecter (il n'y a aucun hotspot wifi à proximité, la dèche). Moins ils s'y connaissent et pires sont leurs idées sur l'informatique. Je me contente d'écrire. Satané réputation de pirate / hacker, que je traîne quoique je fasse.

Je ne parle même pas des comptes internet. Je me souviens sans regrets des début de l'informatique au ministère, ça débitait à un ou deux ko seconde. Pour télécharger, il fallait une bonne dose de patience. Mais maintenant que les choses ont évoluées, ils pourraient connecter tout le monde. Au lieu de ça, les heureux utilisateurs d'internet sont une minorité et usent souvent peu (et mal) de leur cher compte internet. Il faut tout leur expliquer, sans garantie de compréhension. Ici et là, il y a une personne qui s'en sort mieux que les autres et qui devient rapidement « personne relais » (c'est de moi, en fait ça n'apporte rien que des ennuis), le sage sauveur des autres utilisateurs. Celui qui détient le mystérieux savoir binaire.

Demain j'ai rendez-vous au CSAPA, ça me fera du bien de croiser des gens qui ne sont pas hostiles de prime abord. En fait, je dois simplement voir le médecin pour ma prescription de metha. Je le vois tous les quinze jours. Avec les horaires de boulot, ce n'est pas évident d'avoir un suivi comme celui que j'avais en CLM ou à mi-temps thérapeutique. J'y allais trois fois par semaine en moyenne contre deux fois ou trois fois par mois maintenant. Je ne peux pas dire que ça me manque vraiment, mais je me sens moins en sécurité si j'ose dire, ils sont plus à même de détecter un problème alors que je n'en suis pas forcément conscient. Je ne vois pas ma tête, les miroirs ne suffisent pas à ce genre de chose, il faut un œil extérieur.

Le seul problème, c'est qu'ils ne me le disent pas toujours sur le moment même, par crainte, peut-être, de ne pas être entendu, et donc attendent une autre occasion pour m'en parler. Et ça peut signifier quinze jours de décalage. Dans le cas, bien sur, ou ils s'en rendent compte, car un de mes soucis est qu'il m'arrive (pas souvent heureusement) de fonctionner en automatique et de perdre tout souvenir de ma journée. Je ne sais pas trop à quoi c'est du. Tant que je ne fais pas de grosse connerie, ça va. Jusqu'ici, les soucis les plus gênant étaient la perte de mes clés d'appartement, et j'ai du emmerder mon père à chaque fois, le pauvre il en avait marre. Mais quand je lui ai proposé de donner la clé à mon voisin, il a refusé, préférant la garder. « Au cas où ». Il en tire un sentiment de sécurité. Grand bien lui fasse, si une clé lui suffit.

La dernière fois il était fatigué, j'ai du me rendre chez lui en transport en commun, galère. Trois heures de transport pour un oubli, je m'en suis voulu.

Que la lumière vous illumine