Ca fait pratiquement un mois et demi que je n’ai plus pris de benzo (valium) à l’exception d’un unique valium 5 mg il y a un mois. Les tests de dépistage urinaire du CSAPA (ils ne me fliquent pas, c’est même moi qui ai proposé d’en faire un il y a 3 semaines) me motivent, je n’ai pas envie d’être pris en « faute ». Toute démarche motivante est bonne à prendre pour moi, et je n’ai pas trop de craving, je ne me plains pas.

Nath me sollicite pour que je lui trouve un plan de benzo, mais c’est une grande fille, elle peut demander a son médecin en toute légitimité. Ca m’évitera du stress et des galères. Je ne peux plus voir les dealers en peinture, quel que soit le produit qu’ils vendent.

En ce moment, une connaissance (je vais l’appeler Dada, ça ne mange pas de pain) passe me voir quelques heures par semaine, il n’abuse pas de ma gentillesse et est respectueux (relativement disons) et pas voleur, ce qui me change de mes habituelles et ex connaissances. Je dis ex car j’ai fait pas mal de ménage dans ma vie. Je suis très bien dans ma vie en étant seul, je n’ai besoin de personne mais cultive un minimum ma sociabilité. Ce n’est pas très bon de trop s’isoler, je parle par expérience. Dada picole mais ça ne me dérange pas, j’ai assez de distance par rapport à l’alcool pour ne pas être tenté. Le voir consommer ne me fait ni chaud ni froid, et lui ça le change de ses potes de me côtoyer, moi un vil non-consommateur.

Il pête parfois un peu plus haut que son Q, par exemple il se trouve très intelligent. Tant mieux pour son estime de soi, tant qu’il ne se la joue pas trop.

Je suis régulier aussi niveau consommation avec la metha, pas d’excès ni de dérèglement, je prend mon traitement régulièrement 40 mg/jour, ce qui est une dose ni excessive ni spécialement basse, moyenne disons) et suis dans cette démarche en même temps que pour les benzo. Je n’ai pas le sentiment de courir trop de lièvre en même temps, je ne suis pas sous pression et apprécie sans modération d’être seul chez moi (la plupart du temps) à faire ce qui me plaît quand j’en ai envie.Cette liberté m’est chère et précieuse. Mon précieux…

Il en va de même de mon indépendance.

Ce qui me freine, c’est l’argent, je suis à sec et je récupère quelques maigres euros en rendant des services pas cher genre lessive à meilleur marché que le pressing ou le lavomatic (5 euros la machine tout de même). Ce qui me permet de manger, régime pâtes pour ménager mon budget.

Par fierté, je me refuse à faire la manche. C’est dégradant et je me débrouille autrement.

CA va faire bientôt 5 mois que je suis en demi traitement, je suis passé en commission médicale le 13 mars, un arrêté aurait du être fait pour que le financier (mon salaire) soit débloqué à 100 %, je vais tenter de nouvelles démarches cet AM, histoire de remuer la bouse et en espérant que mon dossier ne soit pas enterré sous une pile.

Je suis lassé et en colère de cette situation et ne sais plus quoi faire pour accélérer le mouvement. Les huissiers me menacent de saisie, je dois payer des agios importants du fait de rejets de prélèvement, c’est tout bonnement intolérable. Lutter contre cette administration lourde et poussive est stressant et avec l’épée de Damoclès de l’expulsion de mon logement (je passe en jugement le 13 mai), c’est ce qui me préoccupe le plus actuellement.

Autre sujet délicat, la curatelle renforcée. Normalement, un mandataire de la société qui gère la curatelle a trois mois pour désigner ce mandataire après le jugement, là j’attaque le 4° mois et rien ne bouge. Il faudrait que je les contacte. Je vais également essayer de voir mon assistante sociale de secteur, il est possible que cette dernière puisse m’aider.

J’ai appelé le secrétariat de mon ancien service, la personne que j’ai eue m’a dit que je devais passer au comité médical, alors qu’on m’avait affirmé que c’était déjà fait depuis le 13/03. C’est n’importe quoi.

Fausses informations, alors que la situation est assez embrouillée comme ça. Le chef de service doit me recontacter cet AM, j’espère ne pas attendre en vain.