Ce matin j'ai vu mon assistante sociale, on a téléphoné à mon bailleur, qui a remis sur la selette le fait que tant qu'il y aura du monde chez moi, je vais droit à l'expulsion. Pas de relogement : la rue. Résultat, remonté comme un coucou, en rentrant chez moi j'ai réveillé JF, lui ai expliqué en quelques mots la situation et lui ai dit de partir d'ici ce soir. Pp est parti pour l'instant, il va revenir dans la journée, et ce sera le même topo avec lui. Il était déjà parti, pour revenir comme une fleur en me demandant de l'héberger jusqu'à dimanche. C'était vendredi, je croyais qu'il parlait du dimanche suivant, mais non, c'était celui de la semaine suivante. Il n'a pas été clair et a laissé le doute planer jusqu'à me mettre devant le fait accompli. J'ai modérément apprécié.

Dans l'immédiat, j'ai les boules et me sens stressé. Je veux garder un toit au-dessus de ma tête.

Je passe en jugement le 14 mai, dans deux mois, j'espère qu'à ce moment là j'aurais assez d'arguments pour me défendre positivement. Je vais voir si je peux contacter un avocat gratuit par la mairie.

Je ne sais pas quoi faire d'autre.

En outre, j'attends une place dans une clinique pour faire un bilan cognitif et sensitif, ça peut se débloquer en quelques jours comme en quelques semaines, et je ne sais pas combien de temps ça durera, ni quand ça se débloquera. J'en ai déjà parlé me semble-t-il.

Je radote.

Sinon, point de vue produit ça va plutôt bien, pas de rechute depuis trois semaines. Je suis toujours motivé pour tenir la distance. On m'a proposé du temesta et du valium hier et avant hier, et malgré les cravings que ça a engendré, j'ai réussi à tenir bon.

Depuis janvier, je ne reçois qu'un demi salaire, au lieu du plein traitement auquel j'ai droit, ce qui me met dans une position très inconfortable. Mes prélèvements et virements ne passent pas, les huissiers s'en mêlent, ça craint. J'ai joué du téléphone pour contacter le secrétariat de mon service, l'assistant sociale dont je dépends, bref j'ai rameuté un peu tout ceux qui pouvaient aider à débloquer la situation. Avec 700 € par mois, je rame.

Il faudra bien que je fasse en sorte, à l'avenir, de vivre avec ça car je serais en demi traitement d'ici un ou deux ans, pour deux ans. Ma mutuelle comblera la différence, mais seulement pour six mois.

J'ai RV demain matin avec un vétérinaire pour qu'elle voit la boule que Misti a au niveau de la gorge. Mais rien qu'à la tête qu'elle a fait quand je lui ai décrit cette boule, j'ai constaté qu'elle était plutôt pessimiste. Il ne manquait plus que ça.