Ce post a été écris il y a un moment, j'ai pensé ne pas le poster, mais finalement je le mets, surtout pour avoir vos impressions. Désolé s'il y a redondance avec d'autre posts plus récents. 

Je n’ai plus de connexion internet, et je sais pourquoi : défaut de paiement. Je vais essayer de me connecter avec mon portable, mais il semblerait que même ça , mon opérateur le détecte et me coupe la chique. Ou il y a un truc que je n’ai pas pigé. Ca marche sur les PC portables, moi j’ai une tour, et il y a des fonctions auxquelles je n’ai pas accès sans wi-fi ou Bluetooth. Par exemple, le WIFI était désactivé à la livraison de la tour.

Féchier. Je vais poster chez Paco dans la journée ou demain. Il m’a dit qu’il était ok en début de semaine dernière, mais il flirtait avec Dyonisos, donc il est possible qu’il ne s’en rappelle pas. Mais je sais qu’il sera d’accord, il n’empêche que la politesse et la prévenance a sa place, même entre vieux amis.

J’ai acheté une cigarette électronique (le mois dernier) et de quoi en réparer une autre, je me sens plus confortable au cas ou l’une d’elle me lâche, ce qui ne manque jamais d’arriver. J’en ai grillé une bonne douzaine depuis 2013, année de mon passage à l’e-cig. 4 ans déjà, je ne fume plus de cigarettes que très rarement si je n’ai pas la possibilité de faire autrement, et un joint de temps en temps. Je fumais avec Paco, qui me faisait profiter des substances comme l’herbe qui fait rigoler, mais il s’est arrêté de fumer il y a 6 mois. Ca a été une dure épreuve car il était très accro, mais là ça commence à aller mieux, et moi je ne cherche pas à m’en procurer, je m’en fous. Je fume si l’occasion se présente, et encore. La dernière fois j’ai perdu un gros bout chez moi, possible qu’une des chatte aie joué avec (ils ne mangent pas ce genre de chose, et ceux qui prétendent le contraire ont probablement fumé le bout en se déchargeant de leur mensonge et vol sur des petites bêtes qui ne sont pas idiotes à ce point) et je n’ai pas vraiment cherché ni retourné l’appartement pour autant.

J’ai regardé le gboard, en fait ça existait déjà à l’état embryonnaire, je ne me souviens plus précisément sous quel nom. Enregistreur vocal google, un truc comme ça. Microsoft en avait fait autant avec win 8,1 (voir avec une version plus ancienne) mais pas sous android, sous windows. Vous aviez deviné j’en suis sur.

Je suis plein de bonnes résolutions pour le mois à venir. De toutes façons, mes besoins élémentaires sont comblés (TV, ordi, quand la box est payée, matelas…) à part la bouffe, mais ça ne devrait pas être un problème. Pas d’achat compulsif de bidule électronique, faut pas que j’aille mettre mon nez chez Amazon ou Cdiscount. Ah si, il me faut des enceintes pour mon ordi, ainsi qu’une imprimante, il y en a des multifonctions à moins de 50€ , quand aux enceintes, j’en ai vu de très bien à partir de 20 € environ. Mais ce sera tout, promis juré. Mais non je n’ai pas les doigts croisés dans le dos.

Je trouve toujours un truc qui me branche. Là je suis content, j’ai retrouvé (chez moi) des draps état neuf (bien que je les ai depuis un bout de temps) qui se marieront parfaitement avec mon matelas. Ca fait bien dix ans que j’ai ces draps, je n’avais des draps à la taille de mon ancien matelas que depuis peu (j’en ai détourné 2 de l’institut, - c’était nécessaire pour ma thérapie;)-et mon confort nocturne). Je sais, c’est MAL. C’est le genre de chose que je ne pense pas à acheter, ou alors pressé par la nécessité et le mauvais état de drap que j’utilise depuis des lustres et qui sont archi usés.

J’ai demandé à N si elle voulait bien me prêter des CD de musique histoire de refaire une discographie, j’ai tout perdu de la mienne, à l’exception de quelques disques divers, une goutte d’eau dans la mer. J’avais environ 40 go de musique, et tout à disparu. A un moment, j’avais ça en plusieurs exemplaires, mais l’entropie à encore gagné. Saleté d’entropie. L’entropie et mon imprévoyance, ou disons mon manque de moyens d’enregistrement, doublé de fréquentation de voleurs compulsifs, kleptomanes, façon Nova.

Bref, j’aurais juste à récupérer des cda (WMA), les importer en mp3, et mettre tout ça sur la magnifique carte micro SD 64 go de mon mobile, qui est presque vide. La carte, pas le mobile.

Il faudrait que je vérifie dans mon volumineux stock de cd si je n’en ai pas d’autre de musique. J’ai surtout des films, plus des applis, et nombre de cd n’ont pas supporté le temps. Quand les cd sont sortis, un des arguments en leur faveur était qu’ils étaient inusable, inusable mon Q oui.

Et puis maintenant, tout est payant, on ne trouve plus de site vraiment gratuit. Que ce soit par CB ou par téléphone, il faut payer. Hadopi à fauché les sites gratuits sans pitié ni remords, autant de perdu pour les internautes. L es lobbys ont gagné, trop d’argent en jeu pour laisser s’évaporer un centime d’euro. Ces gens (je parle en général, je n’accuse personne en particulier) sont vraiment des enc. Pardon, j’allais dire un gros mot. Sodomites. Voilà qui est mieux. Amis et disciples d’Onan. Si j’avais voulu être vraiment désagréable, j’aurais dit que ce sont des enculés et des branleurs, mais je ne le dirais pas.

Quoique je n’ai rien contre les uns ou les autres personnellement, c’est juste pour les insulter poliment.

Si si, c’est possible. La preuve, je viens de le faire.

Je devrais avoir une semaine calme, mercredi (je touche du bois – si tout se passe bien) je dois voir PP puis aller chez N dont l’agoraphobie augmente. Elle à l’air de s’y complaire. Mais ça ne doit pas être facile pour elle. C’est une souffrance. Elle s’oblige à sortir quelques minutes, accompagnée de son ex. Mim.

Puis je rentrerais chez moi tranquillement retrouver ma câline Morphée et ses deux comparses, je cause de mes chattes. Je parle de Morphée au féminin, mais Morphée est un être androgyne, aussi bien homme que femme selon les circonstances.

Vendredi je vais au groupe « contes » du CSAPA, je vais essayer de voir si je n’ai pas une nouvelle potable dans celles que j’ai fait en 2003. Je vais essayer de faire ça aujourd’hui, vu que j’ai un emploi du temps aussi vide que ce qui se trouve entre les oreilles de Donald Trump. Très vide donc.

Je ne me souviens pas de tout ce que j’ai fait, il va falloir que je les passe en revue une par une. Il n’y en a pas des centaines, ça ne devrait pas me prendre trop longtemps.Il doit y en avoir une trentaine, il faut que je survole pour me les remémorer et garder les moins pires.

+tard : en fait, j’ai relu la première nouvelle que j’ai écris en 2003, c’est du premier jet, brut de décoffrage, mais je l’aime bien parce qu’elle est assez amusante au second degré.

Il y en a certaines que j’ai gardé en mémoire, ce qui ne signifie pas qu’elles soient bonnes. Je suis plutôt critique avec moi-même. Trop peut-être.

J’ai fait lire un post à N, en espérant de sa part une critique, bonne ou mauvaise, mais elle a eu une réaction neutre genre « mouaif ». Difficile d’avoir de bonnes critiques (je veux dire par là, constructives, je ne cherche pas de compliments. Les compliments me semblent suspects la plupart du temps).

Je ne sais même pas si le site sur lequel j’avais publié existe encore, et n’ayant plus le net pour l’instant, je ne peux pas vérifier. Peut-être avec mon mobile. A voir.

J’ai pu mettre un peu de musique avec ma carte SD, 3 go, ça me berce dans les transports en commun. C’est tout ce que j’ai pu récupérer. Il y avait bien un autre DVD, mais il était fendu, illisible. Je me suis inscrit sur un site de téléchargement (Bouygues, mp3 chépukoi) pour 3 € par semaine. J’ai commencé à télécharger, mais je vais attendre d’avoir retrouvé mon WIFI pour m’y mettre sérieusement, je vais éviter de bouffer mon forfait pour ça.

Je suis hilare quand j’entends dire que les CD étaient éternels (ou quasiment).

Ca ne se dit plus d’ailleurs, la pratique est passée par là et a montré que, tout comme n’importe quel objet, ça s’use.

A un moment, j’avais vu un reportage sur des gens qui faisaient des CD biodégradables à base de maïs. Je ne sais pas ce qu’il en est de cette expérience aujourd’hui. Ça n’a pas du fonctionner, on en entendrait parler autrement.

Mon arthrose gagne du terrain, j’avais les mains engourdies et douloureuses ce matin, c’est la première fois que ça m’arrive. Ceci devrait aller dans le post sur methafeeling, mais je fais les deux en même temps et je confuse, sorry.

En fait je ne confuse pas du tout, j’ai fini mon post et n’ai pas spécialement envie d’y revenir. C’est de la flemme à l’état brut, de la pure de chez pure.

Je me suis acheté une petite enceinte bluetooth, ce n’est pas très puissant mais c’est mieux que le son du téléphone seul, qui n’est pas très robuste niveau basses.

Il me faut des enceintes correctes, je n’ai rien de qualité pour écouter de la musique. Petite enceinte, casque audio bas de gamme, tout ça ne va pas bien loin, et j’aimerais pouvoir monter un peu le son en journée quand ça ne dérange personne (sauf les taupes de voisins du dessous, qui frisent la crise cardiaque quand une mouche pète chez moi). Mais même ainsi, j’ai réussi à instaurer une relation cordiale (je n’irais pas jusqu’à dire amicale…) avec eux, en faisant gaffe avec tout ce qui peut faire du bruit, me métamorphosant moi-même en taupe. Un cauchemar à la Kafka. Je n’ai aucun soucis avec mes autres voisins. L’un d’eux à même une clé de chez moi, au cas ou j’oublie la mienne, ce qui m’est arrivé un paquet de fois, merci les benzo. Avant c’était mon père qui se déplaçait, mais ça tournait à la galère, une heure de voiture aller-retour, et impossible quand il était dans la maison de son amie dans la loire, 4 heures de route, il l’a fait une fois, il ne recommencera pas.

J’essaie d’y faire gaffe et je vérifie toujours que j’ai bien mes clés avant de sortit de chez moi, même en sachant pertinemment qu’elles sont dans ma poche. Mais il vaut mieux être prudent. Surtout quand on a une mémoire de poisson rouge, comme moi. J’ai été largement échaudé.

Les excès de benzo m’ont amené à faire n’importe quoi, des choses que je ne raconterais pas, même ici dans cet espace de liberté. Confusion, incohérence, trouble, délire, j’en passe et des meilleures. A titre d’exemple, quand on est admis à l’hôpital et qu’on est manifestement défoncé, on vous fait passer un petit test très simple qui consiste en une série de questions auxquelles un enfant répondrait sans difficulté, genre qui est le président de la république, combien font 7 et 9, en quelle année somme nous, vous voyez le genre ? Eh bien à plusieurs reprises j’ai été incapable de répondre à ces questions. A la rigueur je trouvais difficilement une bonne réponse, mais en général je pataugeais. Quelques heures plus tard j’avais retrouvé mes esprits, et je passais devant un psychiatre en étant cohérent et en ayant un minimum confiance en moi. Ce qui me permettait de sortir illico de l’hôpital.

Ce qui les inquiétait le plus, c’était que je sois suicidaire et que suite à un suicide, la responsabilité de l’hôpital soit engagée. Serment d’Hippocra(i)te.

Ce qui m’agaçait le plus je crois, c’est qu’ils m’attachent comme un animal. Dans ces cas là, on peut dire ce qu’on veut, personne ne vous écoute, vous n’avez plus qu’à vous faire une raison et prendre votre mal en patience. Quand en plus ils vous envoient leur putain de cocktail anti opiacé (désolé, j’ai oublié le nom de la molécule et du médicament, Narcan ou un truc comme ça, je ne peux pas vérifier sur le net) qui vous met en manque tous les quart d’heure, il y a de quoi hurler. C’est à l’hôpital que j’ai eu les pires hallus de ma vie, j’ai commencé à écrire un truc en me basant sur certaines de ces hallus, puis j’ai laissé tomber. Pour l’instant. Mais ça m’a marqué.

Je pense que ça ressortira dans mon roman, j’ai plusieurs idées, mais je manque de liens, je crois qu’il faut que je m’y mette et le reste viendra naturellement. Yaka. Depuis le temps que j’en parle… Mais maintenant j’ai du temps, je peux m’y mettre quand je veux. Quand je peux. J’en rêve. J’ai commencé en écrivant une vingtaine de pages, mais je déballe mes idées trop vite, il faut faire monter la sauce gentiment, en entretenant le suspens.

Il faut que je sois complètement clean et que j’ai l’esprit clair. Donc pas de Tercian ou de benzos (là ça fait 3 semaines que je n’en ai pas pris-de benzo, le tercian j’en ai et j’en prends à doses posologique mais là j’arrive au bout de mon stock). Je vais donner le reste à N, qui en a plus besoin que moi. Ca calme son angoisse et son agoraphobie.

Il n’y a pas vraiment de dépendance avec le tercian, je ne prévois pas de difficultés particulières à m’en passer. Sinon pour pouvoir dormir sans problème d’insomnie. Je prévois 2 ou 3 nuits difficiles. Puis les choses se tasseront. Un bien petit effort après tout ce que j’ai vécu, mais un désagrément tout de même. Passons.

Vend 16/06 : c’est cet après midi que je vais au groupe contes, voici la première nouvelle que j’ai écris en 2003 quand la plume a repris possession de moi :

 

Invoquation

 

Tout avait commence plutôt bien, en fait. Les potes étaient là, et les potes des potes aussi, bien entendu. Tout le monde avait fait monté suffisamment son taux d'alcoolémie pour faire baisser la gêne ou la timidité générale. On aurait du boire beaucoup plus ou pas du tout, c'est mon avis.

D'abord, Fred a fait tomber la chaine stéréo en expliquant à Nina de quelle façon s'était produit le malheureux accident au cours duquel la superbe BMW de son père avait, hélas, été transformée en presse purée. Enfin, à peu de choses près. La chaine ne fonctionnait plus, en conséquence, plus de musique, plus de danses. Il a fallu trouver autre chose... Cet ahuri fini de Didier osa proposer un monopoly, ce qui fit rire tout le monde sauf lui: un monopoly c'est pas branché. Ben tenta le coup, depuis le temps qu'il fantasmait là-dessus, et lança la discussion sur une partouze. La discussion fut courte, en raison de l'air lugubre des filles, à l'exception de Nath qui reluquait Ben toutes les deux secondes environ, depuis trop longtemps pour accepter d'attendre encore. Ils partirent donc s'isoler pour tenter de partouzer en couple, sûrement une fameuse idée, à les regarder courir vers une pièce tranquille. Si je ne m'abuse, c'est berty qui a dit à ce moment là :

- "Eh ! On pourrait invoquer un démon... Ca c'est branché!".

Je dis bien : si je ne m'abuse, parce que j'ai eu le temps de parler à Berty, depuis, et il prétend que c'était de moi, cette idée. Nina a entendu Sylvie, Joce dit que c'était Didier, bref, on est toujours dans le doute.

Les "hommes" ont poussé les meubles, selon le croquis du livre de démonologie que j'avais vu dans la bibliothèque un peu plus tôt, un très vieux bouquin poussiéreux dont le titre était "Necronomicon". Une trouvaille de mon père avant sa disparition: il était grand voyageur, mais fort discret sur ses motifs. Nous avons même enlevé les tapis pour dessiner un pentacle suffisamment grand pour qu'on puisse y tenir tous, puisque la personne qui invoque doit absolument se protéger de la "créature". Dés que la préparation fut achevée, nous nous serrâmes tous au centre, les filles en pouffant, les garçons en ricanant. Tout le monde était excessivement excité, par la peur et par le contact plus que proche de personnes de l'autre sexe. Nous étions collés, serrés, imbriqués les un dans les autres, malgré la place restante aux abords du centre du pantagramme.

Au premières phrases de l'invocation, rien ne se passa évidemment. C'est Fred qui lisait, en reprenant toujours le même passage. En dépit de notre excitation, la voix de plus en plus monotone, basse et hypnotique de Fred nous calma d'abord, puis l'effet exaspérant du rythme et du ton de ses mots porta sur nos nerfs. Je lui dis d'arrêter, sans succès. Je lui redis trois fois, puis hurlais dans son oreille droite: "ta gueule". Nous étions tous effrayés de voir ses yeux vides ainsi que son absence d'expression. Nina a dit qu'il avait du s'autosuggestionner et que la meilleure manière de procéder revenait à l'installer sur un lit ou un divan, et lui mouiller le visage. Mais elle semblait surprise car cette qualité d'hypnose lui était inconnu malgré ses études de psychiatrie et l'intérêt que provoquait chez elle ce sujet. Donc nous avons amené Fred sur le canapé de mon père.

A peine posé sur celui-ci, il stoppa son monologue répétitif, et nous fit un grand sourire d'un air surpris.

A cet instant précis, nous avons entendu la voix fluette nous dire: "salut!".

J'ai sursauté et me suis retourné avec les autres. Dans la pièce, un petit bonhomme observait la scène avec un visage hermétique. Je ne saurais dire lequel d'entre nous lui demanda ce qu'il faisait là, et qui il était. Il répondit que nous l'avions appelé, et que son nom était Lenot, du septième cercle. Enfin, il n'a pas dit Lenot, mais comme son vrai nom était imprononçable, on l'a surnommé Lenot. Le temps de comprendre, je plongeais vers le pentacle. Lenot sourit, il fit un signe de son index et je fus ramené à ma place comme si j'avais été tiré par douze éléphants pratiquants la musculation.

Les autres me regardaient d'un air totalement abasourdi, puis détaillaient Lenot avec appréhension. Ils n'avaient pas vraiment l'attitude de personnes qui ont tout compris. Reprenant tant bien que mal mon calme, je leur expliquais que ce Lenot était bel et bien un démon, un vrai, de l'enfer. Fred résuma l'opinion générale en faisant remarquer que ce type ressemblait plus à un guichetier quelconque qu'à un démon. Nos palabres devaient l'ennuyer, car il prit la parole pour confirmer son origine infernale. Cet abruti de Didier lui dit que ses trois voeux étaient les suivants... Mais je l'interrompis en lui disant qu'un démon n'était pas exactement une fée, ou un bon génie, et que vu la situation, on pouvait tenter de ménager sa susceptibilité. Didier s'énerva, criant qu'un démon devait servir le grand magicien qui l'avait invoqué. Lenot le refroidit en demandant seulement si on était au centre du pentacle. Didier saisit enfin, les autres aussi si ce n'était pas déjà fait.

Je m'assis, m'interrogeant sur les intentions démoniaques de notre hôte. Il ne ressemblait certes pas aux descriptions classiques des êtres du mal : petit, avec un visage maigre et fade, rien ne le distinguait d'un humain très moyen. Lenot parla de lui avec une fierté évidente. Ce démon était gravement atteint de pêché d'orgueil. Nous comprimes que chez lui, on le considérait comme un démon de troisième zone, de septième zone plutôt, puisque son origine infernale laissait à désirer. De plus, il ne s'était jamais distingué particulièrement par une action d'éclat. Il n'avait été invoqué qu'une seule fois, par un mage véritable qui l'avait franchement tourné en ridicule avant de le renvoyer chez ses pairs. Son ressentiment envers les hommes et les êtres surnaturels en général me déclenchait des vagues de frissons dans le dos. Ce démon était plutôt frustre, à l'évidence, mais gravement atteint.

Interrompant son monologue, je me risquais à lui demander en quoi consistaient ses intentions. La crainte qu'il nous inspirait lui faisait un bien immense, et j'essayais d'avoir l'air aussi terrorisé que possible, ce qui n'était pas difficile. Lenot n'avait pas de plan à long terme pour faire le mal sur terre, ses seules intentions se résumaient à nous emmener chez lui comme esclave pour l'éternité, ce qui rehausserait considérablement son prestige. Ses paroles me déplaisaient profondément, ainsi qu'aux autres. Il fit un sourire dans lequel je reconnus un peu mieux son origine et qui suintait de triomphe et de joie anticipée. Lenot nous intima l'ordre de nous réunir contre le mur du fond et alla se placer dos à la porte de la pièce en contournant avec une prudence exagérée le pentagramme. Celui-ci représentait manifestement un danger pour lui. Puis il expliqua avec grandiloquence qu'il nous transférerait en enfer avec toute la pièce, car nous n'avions pas encore fini notre temps de vie terrestre, et donc nous ne devions pas souffrir de la chaleur d'en bas, pas tout de suite, ajouta-t-il d'un air cabotin.

Lenot fit trois grands mouvements des bras, se concentra, et nous fumes plaqués contre les murs, immobilisés, incapables de bouger. Sa voix s'éleva, l'air s'alourdit, se refroidit, et les murs semblèrent trembler et frissonner. A cet instant, la porte sur laquelle s'appuyait Lenot s'ouvrit avec violence, en projetant Lenot au beau milieu du pentacle où il s'englua comme une mouche dans une toile d'araignée. Je me trouvais libéré du charme qui m'immobilisait avec les autres. Ben apparut dans l'encadrement avec un air stupéfait. Je me précipitais pour le tirer à l'intérieur, car les murs paraissaient pris de frénésie maintenant. Nath le suivit, elle regarda Lenot, interloquée, alors que je fermais la porte. Sa voix étouffée commandait d'effacer le pentagramme. Didier expliquait à Ben et Nath la situation. Je dis à Lenot de la fermer, ce qu'il fit, et l'interrogeait sur ce qui se passait. Quand il termina ses explications, j'étais consterné. Nous étions dans les limbes, entre le monde réel et l'enfer, car Lenot n'avait pu finir son incantation. D'autre part il était prisonnier du pentagramme, alors que lui seul pouvait nous ramener sur terre. Ma confiance en lui, relativement limitée, me soufflait qu'en cas de libération nous serions dirigés de préférence en enfer, ce qui me tentait fort peu.

Lenot est toujours englué dans le pentagramme. Nous n'avons pas osé invoquer un de ses collègues, parce que la place qui nous reste dans la pièce ne permet de tracer qu'un tout petit pentacle monoplace, ce qui reviendrait à sacrifier les autres, je suppose. Dans le doute... Alors on a écris notre histoire, et grâce à la seule autre formule du livre que nous avons réussi à faire fonctionner, nous l'envoyons sur terre, comme le naufragé envoie une bouteille à la mer. Si vous me lisez, aidez-nous je vous en supplie. Pour nous trouver, c'est simple : nous sommes dans les limbes. Il vous suffira d'un exemplaire du Necronomicon, aux éditions d'Arkkam. Nous attendons avec impatience...

 

 

Voilà, fin de l’histoire. C’est gentillet, mais ça m’a amusé de la relire, avec toutes ces allusions à Lovecraft. Et cet humour un peu décalé que je crains avoir perdu. Sans parler des phautes d’aurtaugrafe.

J’en ai encore corrigé quelques-une, mais il y en a qui échappent à mon attention.

Quand j’étais gosse, j’avais presque toujours 10/10 dans les dictées, mais les années et la défonce sont passés par là et je fais des fautes. Heureusement qu’il y a le correcteur orthographique, qui m’aide un peu, mais qui pêche légèrement niveau grammaire. J’essaie de faire attention en me relisant, mais il reste parfois des coquilles malgré tout, comme l’a relevé Fleurdatlas (que je salue bien bas au passage) il y a peu avec une belle gamelle de mélange de mots.

J’espérais voir PP en semaine, mais il n’a répondu à aucuns de mes messages, vocaux ou SMS. J’ai laissé tomber, je ne vais pas virer harceleur. N attendait également de ses nouvelles, on a décidé d’un commun accord hier de lâcher prise et de continuer notre vie sans l’attendre bêtement. Donc, plus aucune tentative de communication, il montrera le bout de son nez quand il voudra, je ne lui en voudrais pas de son silence radio, ni N. On a tellement attendu dans notre vie (les médecins, les dealers, que passe le manque, et j’en passe) qu’on a fini par développer une certaine philosophie (un mélange de sagesse et de bon sens je pense) de la vie qui fait qu’on ne perd pas notre temps à attendre, on a toujours quelque chose à faire, c’est une stratégie de soin, mais aussi de bien-être en général. Donc, on a un bouquin, de la musique (quand c’est possible…), un jeu (non, on ne joue plus vraiment, N n’a jamais joué et moi j’en ai perdu l’envie il y a quelques années). Là, j’essaie de lire « trainspotting », mais j’ai un peu de mal à accrocher à une histoire de toxicos. J’ai développé une allergie à ceux qui en parlent un peu trop et trop souvent, c’est toujours le même genre d’histoire. Quand aux romans, ça dépend. Ça passe ou ça casse.

J’ai fait une liste de choses dont je vais avoir besoin (si ce n’est pas déjà le cas) et j’ai calculé approximativement que j’en aurais pour 200 à 250 € selon la qualité de ce que j’achèterais. Je préfère parfois investir un peu plus et avoir quelque chose de potable, au lieu d’un truc tout pourri, comme ça m’est déjà arrivé par le passé… Je pourrais repousser certains de ces achats, mais certains sont indispensables, comme les fringues, tout ce que j’ai est usé, pas à ma taille, bref ça me manque vraiment.

+tard : j’ai revu à la baisse le montant de mes achats, j’en ai eu pour 170€. Tout de même...

Dans mes achats passés il y avait de belles gamelles, je pense notamment à un canapé premier prix, qui n’était même pas un pouf, c’était un tas bleu informe. Je l’ai toujours, il sert à mes chattes qui font leurs griffes dessus. Il est dans la chambre « bordel à jeter » donc ça n’a pas d’importance si ça l’abîme. Ça n’a jamais eu l’air d’un canapé, assez vite je me suis mis à m’asseoir par terre en position du lotus, généralement pour regarder la TV, et j’ai toujours assez de souplesse pour le faire à volonté. Ça me rappelle une séance de relaxation faite en cure en 2003, l’organisateur nous faisait approcher doucement de cette position, et moi, voyant où il voulait en venir, j’avais pris carrément le lotus. Du coup, les autres en ont fait autant, et il y avait environ 50 % des gens présents de 25 à 40 ans, qui tenaient cette position sans souffrir ou sans galérer. Dans une de mes cures du coté de Tour, les curistes m’avaient surnommé « Boudha » parce que je tenais cette position souvent, sans désagrément ni souffrance, au contraire. Il y avait là des gens qui n’approchaient même pas du lotus, avec moult douleurs. Ils ne comprenaient pas que pour moi, habitué à passer des heures en lotus devant la TV, c’était agréable.

Je n’ai rien de particulier à faire pour le reste de la journée, peut-être passerais-je chez Paco pour envoyer ce post, demain je dois aller voir N ce qui occupera toute mon après-midi. Elle a décidé d’essayer de sortir au moins 5 mn, c’est courageux de sa part. Demain je l’aiderais à commencer à ranger sa table basse, elle à prévu de faire ça dans les 3 mois à venir, et je sais comment ça se passe quand on est dans la procrastination, y étant moi-même sujet. C’est plus facile d’aider les autres que de faire ce qu’il faudrait pour soi même. C’est mon cas, toujours. Parfois, ça donne dans l’auto-motivation (ne serait-ce pas un pléonasme?) quand c’est bon à prendre (je ne parle pas de vol), je prends.

Moi, c’est le passage de mon père qui me fait ranger la table basse (si on peut appeler ça comme ça), nettoyer le sol, et virer les tas de courriers ça et là. Bref, faire un effort pour arranger mon appart. Il s’en rend compte en général, mais parfois non. Mais moi je sais que j’ai un peu arrangé les choses en terme de rangement et de propreté, même si ça n’est pas parfait, loin de là. Je fais ce que je peux en une demi journée. Sinon moins, car il arrive que mon père se pointe au dernier moment. En général, il prend RV des jours à l’avance (il a un agenda surchargé) mais parfois, c’est le matin pour l’AM. Ce qui me colle un coup de stress.

Voilà, le WE est passé, déjà, il y a quelques nouvelles fraîches, mais j’en parlerais dans un prochain post, celui-ci est déjà assez volumineux (j’en suis à 7 pages A4, en général je ne dépasse pas les 2 ou 3, mais là il y a la nouvelle, 2 pages). Et tout ça s’étale sur plusieurs jours, vu que je n’ai pas le net. Peut-être que dans ce cas précis le Gboard serait d’une grande aide. Qu’en pensez vous ?

Je devrais peut-être fractionner tout ça en plusieurs post, mais ça ne fait pas partie de mes réflexes. Et puis je papote, je papote, une vraie maraîchère. Je ne sais pas d’où vient cette expression (vendeuse de poisson est plus utilisée, avec une connotation vulgaire que je préfère éviter) ni si les maraîchères parlent vraiment plus que les autres, mais je l’ai utilisée, voila, c’est fait.

J’arrête là, avec un peu de chance je posterais du CSAPA, d’où cette fin un peu abrupte.

Bonne semaine à vous.