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smiley : regular_smile Soul-entendus

 Depuis quelques jours, j’ai découvert un autre profil chez Pp.

Jusqu’à vendredi dernier, il bossait, donc occupé en journée et motivé pour travailler, il était fatigué le soir, et se couchait tôt. Depuis Vendredi, je le vois se déliter peu à peu, acharné à se prendre une ou deux cuites par jours. Et quand il est cuis, il me fait beaucoup penser à Paco : agressif, facilement injurieux, violence et insultes à la bouche. Dr Jekyll et Mr Hyde. J’ai horreur de ça, les alcoolo-dépendants qui tombent dans ce délire sont ingérables et quand ils ont bu, ils me font peur. Ils sont prêts à faire n’importe quoi, c’est leur violence que je déteste. J’ai vu Paco essayer de me crever les yeux à coup d’ongles puis prenant un couteau pour la suite des réjouissances. De la part d’un « ami », ça fait toujours plaisir. Pp est comme ça, lui aussi. Une des facettes les plus désagréables de l’alcool.

Encore un qui se glorifie avec la taille de sa bite, un de ces quatre je vais me lâcher (verbalement) et en allumer un sur le sujet, ça a le don de m’agacer, ces comportements infantiles.

Jf a la même tendance, je vais les enfermer ensemble, ils pourront comparer leurs notes.

Passons.

Ce matin, RV au CSAPA avec mon père, une AS (du CSAPA) et une infirmière (idem). Le but : faire une mise au point sur ma situation et son évolution. Sous entendu : virer toute personne que j’hébergerais encore. Faire (avec délai) les diverses démarches en cours, administrativement, juridiquement et autre du même tonneau. Pas franchement urgentes, mais à ne pas laisser s’enliser. Avec tous les sous entendus associés.Ils ont démarré au quart de tour, ils avaient chacun une opinion et un avis, moi je ne disais rien, j’ai fini par sortir un timide « je suis là moi aussi et je suis concerné... ». Je ressens ça (entre autre) comme une pression, qui se veut positive mais s’impose de fait à moi. Il faut que je devienne moins sensible à ce genre de force.

Bon, ce n’est pas sortis aussi gentiment, je commençais à avoir les dents qui poussaient, mais le ton et le consensus ont fini par s’harmoniser et trouver un accord. Quelque chose du même tonneau.

Bref, ça s’est bien terminé. Je pensais en moi-même « l’enfer est pavé de bonnes intentions », mais je l’ai fermée et j’ai pris sur moi. Peut être pas la meilleure des choses à faire dans le cadre du programme « affirmez vous et devenez autonome » mais je suis bien obligé de composer avec ce qui m’arrive.

lundi 16 octobre à 13h34 par klodd dans blasblaseries | # | 4 commentaires

smiley : regular_smile Deuil

 Je pense à Fleurdatlas, à sa situation, à cette douleur qu’est le deuil.

On gagne en profondeur dans la souffrance, et par pudeur (pour la plupart du moins) les gens n’osent pas aborder le sujet.

C’est comme une brûlure : une douleur intense et vive sur le moment, puis sourde, puis avec le temps, ne reste plus qu’une cicatrice qui vous marque à vie, vous change pour toujours. Pendant un temps, on se dit que si on ne bouge plus, qu’on y touche pas, ça ne fera plus mal, mais on finit toujours par bouger et ça fait mal, bon dieu que ça fait mal. Les autres ne comprennent pas, on est dans un espace temps hors de portée d’autrui.

On sait qu’avec le temps ça passera, mais on est dedans et on souffre.

Et puis il y a le manque, l’absence de la personne aimée, l’amour continue mais on ne peut plus l’aborder, comme avant, et l’exprimer.

L’amour est unique et incommunicable, mais le deuil aussi.

 

jeudi 12 octobre à 12h42 par klodd dans blasblaseries | # | 2 commentaires

smiley : regular_smile Que du bonheur ?

 

 

Il est midi, je suis debout depuis 7:00, j’ai réveillé JF (je l’ai renommé, vous devriez reconnaître l’individu en question) vers onze heure, il s’est rendormi, j’ai décidé de ne pas me prendre la tête, et de passer un bonne journée, JF ou pas JF. Au calme.

Voilà, 20:30, les petites fourmis de l’appart s’affairent à la vaisselle, à la peinture d’une table, à ne rien faire qu’écrire (et fier de ses activités)…

La fourmi de la vaisselle s’énerve car elle a l’impression d’être la seule à bosser.

Ce qui n’est pas tout à fait faux, question de point de vue.

J’ai retiré bandage et autre hier, la peau de mon avant bras me faisait un mal de chien, j’ai compris pourquoi : toute la peau de l’avant bras est rouge vif, irritée. Je l’ai lavée avec un savon neutre et laissée à l’air libre, là ça va nettement mieux, même si c’est gonflé et encore rouge.

Ça a séché, ça ne coule plus et ne sent plus mauvais. J’avais peur d’une infection massive, mais maintenant ça ressemble plus à une grosse irritation, à vif. Et je n’avais rien pour me soigner. Bien sur…

J’ai reçu un courrier de mon bailleur, il faut que je les appelle demain en priorité. Ça va chauffer pour moi. Je crois, du moins…

Sauf si je réussis à virer JF. C’est lui la fourmi de la peinture.

Vend. : dernier jour de la semaine. Normalement (?!), JF part avec moi tout à l’heure et il ne dormira plus chez moi. Normalement… Je n’ose plus m’engager à ce sujet. Il m’a tellement fait tourner en bourrique… Ca fait plus d’une semaine que je veux le virer, tous les jours c’est la même histoire, je n’arrive pas à m’en débarrasser. Fini les bons sentiments.

Sam. 19:30 : je dis à JF qu’il a 1 heure pour préparer ses affaires et partir.

20:30 : JF n’a pas bougé un cil, il reste là, immobile, à regarder la TV. Ma tension commence à monter.

20:45 : Fini les mots, place à l’action. Je me lève, prend JF par le col et lui redis (assez calmement, mais énervé tout de même) qu’il doit bouger, tout de suite, maintenant. Échange de quelques coups, de rodomontades et autres mâles et viriles affirmations. Pp intervient et nous sépare. JF rentre dans sa « chambre » et commence à préparer ses affaires (essentiellement des sacs plein de DVD) et a le culot de me demander de l’aider. Je le laisse préparer ses affaires, je prends deux sacs et l’accompagne jusqu’à son entrée. Il ne me fera pas voir les lieux mais je m’en fous, je suis heureux, j’ai viré JF.

Dim, je fais la grasse matinée et quand je me lève, que vois-je : JF, devant la TV. C’est pas vrai, c’est un cauchemar ! Pp l’a fait entrer. Je ne m’énerve pas, la journée passe, je suis trop fatigué pour recommencer à le virer. Lendemain : première chose que je fais en me levant : vérifier la présence ou l’absence d’un JF dans la chambre. Il n’y a personne, soulagement.

Erreur, lundi en sortant du CSAPA, qui vois-je ? JF, tout content. Il m’a collé comme une teigne ou comme une tique. Et le revoilà chez moi, scotché devant la TV (qu’il commente!), permission jusqu’à midi, il est 11:15, il faut que je m’énerve de nouveau. Je suis démuni, je n’ai jamais eu à faire avec un tel pot de colle (on dirait un film avec Poelvorde). A sa place je serais mort de honte, mais lui, non aucune honte, il est comme un poisson dans l’eau. Il connaît tout et tout le monde, a du mal à admettre que les voisins m’apprécient et lui non. Il ne comprend même pas pourquoi. Il est jaloux. François a eu un peu le même genre de problème avec le même personnage. Qui braillait son nom depuis la rue, arrivait bourré avec des bières, picolait devant François alors que ce dernier luttait contre son alcoolo-dépendance. Ce n’est pas un ami, c’est un fléau.Qui aime à être connu. Je veux dire que son ego est sans limites. Qui veut la reconnaissance de ses pairs.

.Mardi : ca y est, Pp est parti bosser et je suis seul chez moi. Pas de JF à l’horizon. Pas de CSAPA, juste des papiers à faire. Le bonheur. Ou presque.

 

mardi 10 octobre à 14h35 par klodd dans blasblaseries | # | 1 commentaire

smiley : regular_smile Epilogue

 Le nouveau WE s’annonce, nuageux, peut-être orageux. Comme sous les îles, on est dans l’œil du cyclone, et il va encore falloir se battre contre des éléments incontrôlables en espérant en sortir pas trop amoché. Mais là, ça tourne au duel ancestral : sur trois, seuls deux pourront attaquer le nouveau mois d’octobre. Le troisième sera looser après avoir été outsider. Et ce perdant sera à la rue, avec comme seul soutien ses souvenirs et des défonces sordides de pauvre. Ce ne sera pas moi.

On en a pas reparlé avec Khalil, comme si rien n’était arrivé. Pourtant, je vais lui en reparler aujourd’hui. Il faut qu’il fasse des démarches au 115, pour avoir si possible une chambre d’hôtel. Puisqu’il ne semble pas vouloir/pouvoir revenir chez lui, du moins là où il reçoit son courrier. Sa mère habite pas loin de chez moi, mais ils sont en conflit et il ne ne peut/veut plus revenir chez elle. A son âge, j’aurais honte. Il a vécu un moment dans sa cave, jusqu’au moment ou le bailleur a entrepris des démarches avec les autorités pour le virer. Ça tournait au sordide.

Sa mère a même porté plainte contre lui (son propre fils!) pour tentative de meurtre. Comme conflit, ça se pose un peu là…

Bref, je vais essayer de lui donner l’impulsion pour le relancer, pour qu’il trouve l’élan afin qu’il se trouve un hôtel, quelque chose de concret, je ne veux pas le mettre à la rue. Faire des démarches un week-end, c’est une très mauvaise idée, mais c’est tout ce que j’ai trouvé sur le moment. Je crains que lui donner un délai de 24 heures ne changera pas grand-chose. Mais je me sens responsable, même si objectivement je ne le suis pas. J’ai fait pour lui des choses que je ne fais même pas pour moi. Tout le monde me tient le même discours : je suis chez moi, c’est à moi de le virer, je n’ai pas à l’héberger. Et je suis responsable. S’il arrive quoi que ce soit, c’est moi qui prendrait tout. Je pense notamment aux risques d’incendie, il fume dans son lit avec une couette en nylon, qui a déjà des trous de clope, et en manipulant des produits chimiques hautement inflammables. C’est un vrai risque.

Bref, je voudrais passer un bon week-end, et ne pas me laisser perturber par cette histoire. Même si je vais devoir aborder la question a un moment ou à un autre.

Sinon, la pire pompe à fric ce mois ci est sans conteste Nova, qui fait un grand retour dans les catégories « cachetons », « métha » et « fringues ». Il avait plus ou moins disparu ces derniers mois, mais il semble avoir repris du poil de la bête (pauvre bête…). Dommage. A plus d’un titre.

Voilà, on est samedi soir, Khalil gagne un jour et doit trouver lundi un lieu de couchage. Un samedi soir ou un dimanche, c’était très délicat, et monsieur se laisse vivre, à mes dépends. Il est trop fatigué un samedi soir pour téléphoner. Normal, il a dormi toute la journée, il doit récupérer, là il est passé dans la dernière épicerie qui l’accepte à chrome (= à crédit). Mais Khalil n’a pas spécialement de problèmes d’argent, ses soucis sont plutôt d’ordre comportementaux. Il irrite tout le monde à jouer son personnage, et il n’a plus la sauce pour assurer les fins de partie, et là il joue son meilleur rôle : la fin tragique du poète maudit. Dommage que le public ne soit pas à la hauteur de l’acteur. De la confiture aux cochons, voila ce qu’il est. De son point de vue, bien sûr, qui est presque aussi brillant que lui. Sans égal, donc.

Serais-je sarcastique ? Un peu, peut-être, très légèrement.

Cette nuit, les flics ont débarqué vers 1:00, plainte pour tapage nocturne. Je n’y ai rien compris, je dormais, c’est Pp qui a mis la musique fort en pleine nuit, résultat, passage de la police et ce matin, appel du voisin du dessous qui commençait à vouloir me pourrir par l’interphone interposé (aurait-il peur?), je lui ai raccroché au nez. A dose homéopathique ce genre de conneries.

Bilan du WE : bof, Khalil est toujours là, alors que j’avais dit à tout le monde que j’allais le virer hier. C’est reporté à aujourd’hui, juste parce que le virer un dimanche était une mauvaise idée, ainsi que me l’a fait remarqué une AS, car tout est fermé, donc pour des raisons pratiques et humaines, j’ai reporté ça au lundi.

Khalil m’a dit qu’il allait se déplacer, je ne vois pas bien ce que ça changerait mais bon, avec lui on ne sait jamais.

Qu’il se mette en mouvement, c’est un début. Jusque là il s’est laissé vivre, mais en action on ne sait jamais ce qu’il peut accomplir. J’essaie de rester optimiste, disons. Ou je suis complètement aveugle, je ne sais pas.

Merc : pressions élevées du personnel du CSAPA pour que je dégage Khalil, qui a continué à se laisser vivre quoi que je dise. Du coup, en revenant du CSAPA tout à l’heure, excédé, j’ai dit à Khalil de dégager aujourd’hui. Reste ses affaire, je peux les lui garder le temps qu’il trouve quelque chose, mais là, dans l’immédiat, il doit partir.

Cet AM il a RV avec le « big boss » du bailleur (ça m’étonnerait,mais comment démêler le vrai du faux ?). Bref, j’espère qu’il décrochera un hôtel, chez un marchand de sommeil, mais tout est bon à prendre.

J’ai égaré 2 mobiles en 4 jours, je les ai entendu bipper, il sont dans mon salon, mais impossible de remettre la main dessus. Je n’ai aucune certitude, si c’est un vol, si c’est moi qui les ai égaré, je ne sais pas. Ca me rend chèvre.

Je dois repasser au CSAPA tout à l’heure pour leur dire que Khalil était parti. Son RV avec une AS est à 14:00, je ne sais pas à quelle heure il ressortira. Je le dégagerais à ce moment là, qu’il prenne un maximum de ses affaires et trace la route.

Si je ne le vire pas maintenant, je risque fort d’être expulsé. Vous comprendrez que je n’y tiens pas.

Je n’ose pas quitter mon appart en le laissant seul, je crains qu’il ne me vole, ou donne dans une vengeance quelconque. Pourtant, il faudrait que j’aille chez Bouyguetelecom, puis au CSAPA, je n’ai plus de téléphone et il m’en faut un. Quand au CSAPA, ils m’ont demandé de passer les voir pour leur confirmer le départ de Khalil. Ils m’ont vraiment mis la pression ce matin, ils étaient à trois pour me convaincre. Seulement ce n’est pas des « yaka fokon » mais des gens, et c’est toujours compliqué avec les individus. Le « matériel humain » comme dit mon AS.

Il est 13:30, son RV est à 14:30, je partirais en même temps que lui pour faire ce que j’ai à faire, et il ne reviendra plus chez moi, sauf pour récupérer ses affaires. C’est la seule concession que je lui ai laissé. Je me sens responsable et un peu coupable, mais objectivement je ne devrais pas. Je l’ai hébergé deux mois pour 100€, et il n’a rien payé en retour, nourris, logé, blanchis, il pouvait m’appeler « maman », c’était presque la vérité. Il s’est fait défoncer la gueule deux fois par Pp, mais il est resté quand même, comme une tique (vous avez lu « le parfum » de P. Suskind ? L’image vient de là).

C’est confirmé, mes portables ont été volé par Stéphane, ils sont assurés, je vais porter plainte et essayer d’en récupérer un par mon assurance. En attendant, j’en ai acheté un pour 80 €, il valait 200 €, mais j’avais droit à un portable à prix avantageux par mon opérateur. J’aurais préféré en bénéficier pour un mobile différent, mais bon, je fais avec les moyens du bord. Je n’ai plus beaucoup d’argent sur mon compte et je préférerais l’utiliser pour autre chose qu’un énième portable.

C’est l’épilogue avec Khalil, on approche de la fin de l’histoire, mais ça traîne en longueur. Ca fait X jours que j’en parle, et c’est toujours la même : je vais virer Khalil, mais il reste quoique je fasse ou dise. Reste la violence ou la police. Avec de la chance ou de l’obstination, ce sera fini aujourd’hui. Je suis pour l’obstination, je ne veux pas lui faire de mal, je ne suis pas son ennemi, je n’ai pas de ressentiment envers lui, Mais il ne me facilite pas les choses.

Je vous tiendrais au courant de cet épilogue.

jeudi 05 octobre à 10h25 par klodd dans blasblaseries | # | 1 commentaire

smiley : regular_smile Fin de partie

 Je me suis mis dans une belle mouise.

Je vais essayer de dépenser un minimum ce mois ci,. Je devrais m’en sortir. Il y a toujours des inattendus, les trois mois passés ont été plutôt positif même si j’ai tiré la langue sur la fin de mois. L’argent me brûle les doigts. C’est surtout qu’en début de mois je fais des achats importants qui plombent mon budget, et ce mois ci je vais essayer d’éviter cet écueil.

C’est compulsif.

Je vais vous épargner les détails de mon budget, ce n’est pas très intéressant.

Hier, j’ai dit à Khalil qu’il devait partir d’ici dimanche, ce qui ne lui a pas plu du tout. Il m’a demandé un sursis. J’ai dit non. Je ne suis pas sur d’avoir été entendu. Il a une clé à moi que je lui réclame depuis cinq jours, tous les jours, mais il ne me la rend pas. Je ne sais pas à quel extrémité je vais devoir aller pour le virer de chez moi. Je ne suis pas quelqu’un de violent , mais je crois que je vais devoir en arriver là pour le faire partir.

Ce qui ne rentre pas dans ma philosophie de la vie, mais si je ne fais rien, il va tout simplement s’incruster chez moi à sniffer de l’alcool à brûler et boire des bières, jusqu’à ce que le ciel me tombe sur la tête. Lui n’aura qu’a trouver un autre gogo à plumer. Et moi je serais encore plus dans la merde.

Je viens d’apprendre que j’avais un débit de 750€ de la part des impôts, merci à eux. Ils ne m’avaient jamais débité une telle somme d’un coup, en général ça ne dépassait pas les 400€. Là c’est plus de la moitié de mon salaire. Je vais faire avec, je n’ai pas tellement le choix. Ou alors je les contacte et je vois si ils acceptent de baisser leurs prélèvements. Ça ne coûte rien d’essayer. Si je leur propose un tiers de mon salaire, ça fait une somme de 480 €, je peux tenir quelques mois comme ça. En serrant tous les boulons.

J’ai enfin récupéré ma clé. J’ai discuté avec une assistante sociale que je connais depuis des années, elle m’a dit que pour avoir un logement social, ça prend des années, je vais prendre un RV avec une assistante sociale ce matin, c’est un début. Mais il n’aura pas de délai d’urgence, il n’est pas prioritaire, n’a pas de travail, touche simplement l’AH (allocation adulte handicapé). Bref, il n’a pas beaucoup de cartes en main et je ne suis pas celui qui le sortira de ses problèmes, j’en ai bien assez comme ça. Il reste le 115, numéro pour les logements en urgence, celui que font les SDF pour avoir un logement d’une nuit, mais ça a une mauvaise réputation (vols, alcool, violence, etc). Ce n’est pas le lieu idéal pour se ressourcer. Je crois que Khalil, par son comportement, à épuisé la liste de ses amis prêts à le loger. Je sais que Paco ne le laissera pas entrer un orteil chez lui, moi je suis à bout de patience, et je ne vois pas qui d’autre l’accepterait chez lui. Quel gâchis. Khalil était quelqu’un de brillant, l’alcool l’a détruit. Et il n’a jamais lutté contre cette dépendance, au contraire de moi ou Paco. Il pense que c’est dans sa nature de boire des bières, de vivre la nuit et de faire la fête. Mais maintenant, la fête est finie, les lumières sont éteintes, et les convives sont partis se coucher. Il ne reste que lui, tout seul.

 

mercredi 27 septembre à 11h34 par klodd dans blasblaseries | # | 1 commentaire
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